En quelle année l’immigration portugaise a commencé, comment établir une date? Doit-on prendre en compte la date du premier pélerinage des portugais au sanctuaire de Notre-Dame de Fatima à Wiltz, qui a débuté en 1968? Ou la création de la première association portugaise, les Amitiés Portugal-Luxembourg (APL), en 1969? Ou encore la date des accords de 1971 entre les gouvernements du Luxembourg et du Portugal pour la venue de main-d’oeuvre portugaise? Est-ce qu’il y a eu d’autres évenements avant ceux-lá qui pourraient fixer le début de l’immigration portugaise?
Dans la brochure “Les Portugais au Luxembourg”, l’ASTI publiait en 1992 l’acte de naissance d’une jeune fille portugaise née en 1928 au Grand-Duché, enfant d’un travailleur de l’Arbed. Au CONTACTO nous avons interviewé en 2010 Mme Maria Augusta Esteves, qui habite la région de la Moselle depuis 1955, et qui est venue au pays après s’être mariée avec un Luxembourgeois.
Les tous premiers Portugais sont arrivés au Luxembourg au début des années 1960. Selon la même brochure de l’ASTI, il y avait 26 portugais en 1960 au Luxembourg, mais ce chiffre ne reflète que ceux qui étaient ici officiellement, pas les clandestins. Leur nombre était sûrement beaucoup plus grand. Ces premiers temps, les portugais venaient surtout comme travailleurs saisonniers dans les vignobles de la Moselle. Mais nous savons, par exemple, que certains ont également aidés à la construction du port de Mertert, entre 1963 et 1965.
Est-ce qu’une demi-centaine de personnes dispersées constituent déjà une communauté? Dans son livre “Culture portugaise au Luxembourg” (1973), José Mendes-Costa, le premier consul portugais au Luxembourg, fait l’état des lieux du moment où il est arrivé au Grand-Duché, en 1965. Il écrit qu’avant 1965 il y avait déjà 758 portugais au Luxembourg et qu’en cette seule année de 1965 sont arrivés encore 740. Il parle également d’arrivés massives entre 1968 et 1969, entre 1.000 et 3.000 personnes. Entre 1965 et 1969 seraient donc arrivés au Luxembourg plus de 5.500 portugais, selon les registres de l’époque du Consulat du Portugal, comme Mendes-Costa mentionne dans son livre.
L’actuel Consulat portugais ne dispose malheureusement plus de ces archives. Toutefois, nous avons pu parler avec la première secrétaire du Consulat du Portugal au Luxembourg, Maria José Donven, qui confirme ces chiffres. “Quand j’ai quitté le Consulat en 1970, il y avait déjà près de 11.000 inscrits”, se rappelle Mme Donven - née Maria José Rodrigues de Abreu -, qui est arrivé au Luxembourg en 1963 et a aujourd’hui 71 ans.
Maria José a été recruté comme première secrétaire du Consulat du Portugal, car elle avait déjà était entre 1963 et 1965, l’assistante du consul-honoraire du Portugal à Luxembourg, M. Jean Turk [1919-2013], nommé à ce titre le 17 août 1959.
Le livre du consul Mendes-Costa nous révéle qu’à peu-près la moité - 5.400 portugais - seraient arrivés en cette année de 1970. Cependant, ce chiffre ne reflète pas la réalité, car tant qu’un citoyen portugais n’avait pas besoin d’aller au Consulat, il ne faisait, par consequent, pas partie du registre. Lá encore, le nombre a du être beaucoup plus conséquent. Ce qui est curieux ce sont les chiffres du Statec, qui font état de 1.913 portugais en 1970!
Revenons à 1965. C’est en cette année que nous trouvons la trace du premier évenement organisé par des Portugais. Le dimanche 13 juin 1965 a eu lieu la première Fête du Portugal au Luxembourg. Traditionnellement, le jour de la fête nationale portugaise est célébrée le 10 juin, jour de la mort du poète national, Luiz Vaz de Camões (~1524-10/06/1580).
Cette première fête fut célébrée lors d‘une messe à la cathédrale Notre-Dame de Luxembourg. La date va d’ailleurs être célébrée para la Mission Catholique Portugaise dimanche prochain, 14 juin 2015, à 17 heures, à l’eglise Sacré-Coeur, à Luxembourg-ville.
La messe à la Cathédrale a été suivi d’un déjeuner à la salle de fêtes Carrefour, qui à l’époque se trouvait au boulevard Royal. Nous retrouvons dans le Luxemburger Wort du 19 juin 1965 un article qui en parle. Sous le titre „Erste ‘Journée Portugaise’ in Luxemburg“, l’article explique que la fête a été organisé par M. Marcel Barnich, responsable du Service Social de la Main d’Oeuvre Etrangère (future Service Social de l’Immigration). Ce que le Luxemburger Wort ne dit pas, mais nous pouvons l’affirmer, c’est que M. Barnich a été aidé par M. Carlos de Pina, fondateur du journal CONTACTO.
Mme Heroína de Pina, veuve de M. Carlos de Pina, se souvient: “Mon mari est arrivé en mai 1964 au Luxembourg. Il connaissait déjà le pays car au Portugal il collaborait avec l’Action Catholique et il était déjà venu avec le père Plácido Guerné visiter le Grand-Duché. Il a travaillé comme éléctricien chez Soclair et après au grands magasins Sternberg Frères. Pendant son temps libre, il organisait des activités pour les Portugais. Il a été un des fondateurs des Amitiés Portugal-Luxembourg (1969) et du journal CONTACTO (1970). Et en 1965, c’est lui qui a eu l’idée d’organiser cette première Fête du Portugal. Il a demandé l’aide de M. Barnich, qui a tout de suite dit oui!”
Mme de Pina, qui a aujourd’hui 79 ans et vit à Mersch, nous montre une des photo de ses archives familiales.
“La seule photo qui existe devant la cathédrale avec les Portugais qui ont participé à cette messe a été faite par mon mari. C’est lui qui a envoyé une invitation pour la fête du 10 juin à l’ambassade du Portugal à Bruxelles et c’est Mendes-Costa, qui était à l’époque encore vice-consul à Anvers, qui est venu!”, nous explique M. de Pina, en nous montrant une copie de l’invitation et la réponse de Mendes-Costa. José Mendes-Costa sera nommé consul du Portugal à Luxembourg en 1966 et inaugurera le premier Consulat portugais au Grand-Duché en mars de la même année.
Dans l’article du Wort du 19 juin, nous lisons: “Pendant la fête furent montrés de films en couleur du Portugal, qui ont reveillés dans les coeurs des portugais des souvenirs de leur patrie. Il y a eu de la musique, des chanteurs et des danseurs portugais, luxembourgeois et cap-verdiens”. Ces derniers, à l’époque, avaient encore la nationalité portugaise, le Cap-Vert n’étant devenu indépendant qu’en 1975. Sur une des deux photos de l’article du Wort, la légende, qui serait aujourd’hui considérée politiquement incorrecte, dit qu’il y avait des “chanteurs à la peau sombre des îles du Cap Vert”.
Selon le Wort, les organisateurs espéraient une centaine de personnes et ont été surpris de voir arriver cinq fois plus de monde! L’article dit qu’à ce moment vivaient au Luxembourg peut-être 1.000 portugais, sans pour autant citer de source. Rappelons que dans son livre, Mendes-Costa dénombre en 1965 quelques 1.500 portugais au Grand-Duché.
L’article du Wort parle aussi de deux jeunes luxembourgeoises, la danseuse Melle Marie-Claire Winandy (élève de Mme Stenia Zapalowska, danseuse polonaise qui vivait à Luxembourg) et la chanteuse Melle Maggy Groff, qui ont reçu des “aplaudissements bruyants du public portugais”.
Le journaliste du Wort nous livre également les propos de M. Barnich en s’adressant à ses convives: Il a remercié les Portugais d‘être venus si nombreux à la fête et au Luxembourg. Il a parlé du vrai besoin que le Luxembourg a en main d’oeuvre étrangère, et il a terminé en souhaitant la construction d’une Europe plus unie. La fête s’est terminé avec l’hymne national portugais”, conclut l’article.
Pouvons-nous assumer cette date comme le début de l’immigration portugaise au Luxembourg? Nous aimerions l’affirmer. En tout cas, une chose est sûre, les Portugais sont bel et bien lá depuis un demi-siècle et ont contribué d’une manière significative au développement du Grand-Duché.
José Luís CORREIA, chef d’édition au journal CONTACTO
in Luxemburger Wort (pages 16-17), 10/06/2015
(version complète du texte qui est paru aujourd'hui dans le Wort)
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quarta-feira, 10 de junho de 2015
Mon "Commentaire" aujourd'hui dans le Luxemburger Wort: "Après 50 ans d'immigration portugaise, 'intégration' reste le mot-clef"
Les premiers Portugais sont arrivés il y a un peu près 50 ans au Luxembourg. Après cinq decénnies d'immigration, il y a beaucoup à fêter: une bonne cohabitation, une assez bonne intégration des deuxièmes et troisièmes générations, un modèle de société qui permet une cohésion et une paix social uniques en Europe.
Si leur parents ont surtout travaillé dans les secteurs du bâtiment et du nettoyage, les Portugais d'aujourd'hui sont présents dans tous les secteurs d'activités: de la restauration à la grande distribution, des affaires aux professions libérales, jusque dans les administrations locales et nationales.
En décembre 2013, le premier ministre d'origine portugaise est entré au Gouvernement: Félix Braz. Pour beaucoup, il reste Portugais, pour d'autres il est tout à fait Luxembourgeois. C'est peut-être ça l'intégration réussie: être accepté comme égal par le pays d'accueil aussi bien que par la communauté d'origine.
L'ascenseur sociale ne fonctionne malheurseuement pas pour tous. Si les enfants portugais naissent ou arrivent en bas âge au pays, ils sont plus à même de réussir à l'école et, par conséquent, plus tard dans le monde du travail. Une vie réussie rime avec reconnaissance. Ceux qui arrivent plus tard rencontrent plus souvent des difficultés avec l'apprentissage des langues à l'école. L'échec scolaire ou le fait de devoir choisir un métier autre que celui dont on révait peuvent vite devenir synonyme d'échec personnel. Ce qui peux entraîner un rejet de la société ou le sentiment de vivre en marge. Ce ressentiment ne profite ni à la société, ni au jeune. Malheureusement, en 50 ans, nous n'avons pas encore su résoudre ce problème.
Il y a beaucoup d'autres chantiers, comme celui-ci, à défricher. Un autre a peut-être été ouvert dimanche dernier, avec le référendum.
Le "non" massif sur le droit de vote des étrangers a peut-être ouvert une plaie, qu'il ne faut pas laisser béante. Les uns se sont exprimer comme nation qui veut préserver sa langue et son identité. Les autres se sont senti rejetés, alors qu'ils vivent ici depuis des années. Des sentiments légitimes des deux côtés.
Après 50 ans, "intégration" reste le mot-clef pour maintenir la cohésion sociale, qui se fragilise. Mais l'intégration doit être perçu comme un effort que les deux côtés doivent fournir. Ne vivons pas dos à dos. Ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous sépare.
José Luís Correia, chef d'édition du journal CONTACTO
in Luxemburger Wort, 10/05/2015
(texte complet de celui publié aujourd'hui dans le Luxemburger Wort)
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quarta-feira, 3 de junho de 2015
EDITORIAL in JORNAL CONTACTO: "Caros Luxemburgueses/Dear Luxemburgers"
Monopolizou as atenções e quase fez esquecer que o referendo incluirá mais duas questões, uma sobre o limite dos mandatos no governo e a outra sobre o direito de voto a partir dos 16 anos.
A política desceu à rua. Ainda bem, devo dizer, as pessoas interessam-se habitualmente tão pouco pela política. Pena é que seja por uma questão que é vista como um direito óbvio para uns, mas que é vivida por outros como um ultraje máximo, o que justifica a luta aguerrida para defender o que consideram ser o último baluarte da soberania nacional: as eleições para a Câmara dos Deputados.
A legalização do aborto, da eutanásia ou do casamento homossexual geraram menos polémica. A última vez que vi os ânimos se exaltarem tanto foi durante a votação da dupla nacionalidade no Parlamento, em Outubro de 2008. Parecia que se estava a debater o fim da monarquia luxemburguesa.
Hoje, sete anos depois, acontece o mesmo, só que as vozes subiram de tom, as discussões criaram divisoes dentro de grupos com a mesma sensibilidade política, entre vizinhos e amigos, e têm até minado alguns almoços de família. O debate estendeu-se também às redes sociais, onde os cobardes se escondem atrás de falsos perfis para insultar impunemente quem não pensa da mesma forma.
O Luxemburger Wort (LW), que edita também o CONTACTO, tomou uma decisão corajosa no dia 22 de Maio, e fê-la saber publicamente: apesar de as sondagens indicarem que a maioria dos luxemburgueses (que são os seus leitores e assinantes de sempre) votaria contra o direito de voto dos estrangeiros, o jornal assumiu a defesa da participação dos não-luxemburgueses nas legislativas. Vindo do maior diário do país, tão antigo como a própria nação e que é visto como uma instituição pelos luxemburgueses, é uma mensagem muito forte.
Posso revelar-vos que aqui nas redacções do grupo – LW, CONTACTO, Télécran, Wortex e wort.lu – organizámos um “referendo interno” para saber quem era favor do voto dos estrangeiros. Ganhou o “sim“, o que confirmou a posição assumida pela chefia de redacção do grupo. Foi interessante saber como pensam as pessoas que trabalham connosco.
Na Redacção do CONTACTO somos todos a favor do direito de voto dos estrangeiros. É nas outras duas questões que as opiniões se dividem. Para mim, os argumentos para o “sim” à participação política são simples:
- Vivo, trabalho e pago impostos no Luxemburgo, é aqui que devo ter o direito de eleger o Parlamento que vota as leis que interferem directamente na minha vida. Contribuo laboral, financeira, económica e culturalmente para este país, não interessa a minha nacionalidade, não devo ter só deveres, mas também direitos, e participar na política nacional deve ser um deles. – Se um cidadão americano ou australiano, que nunca pôs os pés no Grão-Ducado, com um antepassado luxemburguês nascido depois de 1901, pode pedir a nacionalidade luxemburguesa e ter o direito de votar, de sobremaneira um estrangeiro que resida no Luxemburgo há anos e que já muito fez em prol do país deve usufruir do mesmo direito.
- Ao contrário do que muitos defendores do “não” alegam, o que está em causa não é o direito de ser eleito, mas o de eleger. Ouvi muitos defensores do “não” dizer que temem que os portugueses se organizem para eleger um partido português para o Governo. Que absurdo! As eleições comunais mostraram que os portugueses (em geral) votam da mesma forma que os luxemburgueses, em maioria no CSV. Quanto a ministros “estrangeiros” já os há no actual Governo e já os havia até no anterior, ou por acaso Gira, Gramegna, Braz e Di Bartolomeo são nomes “de gema” luxemburgueses? E então, qual o problema? Tudo isto é perfeitamente normal num país fortemente marcado há século e meio pela imigração.
- Aos que preconizam que para se poder votar é preciso ser luxemburguês e/ou dominar o luxemburguês, que é a língua da política, eu respondo: muitos já se naturalizaram e continuam a não dominar a língua. Depois, a língua da política é também, muitas vezes, o francês. A Constituição do Luxemburgo está em francês (boa sorte aos constitucionalistas que pretendam redigir a Constituição em luxemburguês) e na Câmara dos Deputados a maioria das questões parlamentares é redigida em francês.
- Atribuir o direito de voto a um estrangeiro que resida há vários anos no país é um passo para uma maior integração, porque é um sinal de aceitação e de mútuo reconhecimento. Para mim esta palavra – reconhecimento – é determinante para a coabitação, a coesão e a paz sociais, porque surge em oposição a “ressentimento”, que provoca o recuo identitário e fissuras na sociedade, com as consequências que todos conhecemos.
- Dar o direito de voto aos estrangeiros não mudará na sua essência, nem o Luxemburgo, nem a política do país, mas restabelecerá um pouco de equidade social e equilibrará o défice democrático de que o Grão-Ducado padece.
- Não é por se dar a possibilidade aos não-luxemburgueses de votar que o país mudará na sua cultura ou identitadade: o Luxemburgo já está em mutação há décadas, “graças”, e não “por causa” da imigração. E isto não deve ser visto como um problema, antes como uma mais-valia. A diversidade enriquece, saibamos aproveitar a oportunidade que a História nos dá. Hoje, o Luxemburgo somos todos nós, e isso também se deve reflectir no sufrágio para o Parlamento.
José Luís Correia
in CONTACTO, 03/'06/2015
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quinta-feira, 19 de março de 2015
Dossier: Imigração portuguesa para o Luxemburgo começou há 50 anos (1/4)
Que idade tem a comunidade portuguesa?
O CONTACTO festeja este ano o seu 45° aniversário. O jornal foi fundado em Janeiro de 1970, para informar a comunidade portuguesa no Luxemburgo. Ao comemorarmos esta data, surgiu-nos uma questão natural. Em que ano exacto situar o início da emigração portuguesa para o Luxemburgo?
Esta pergunta levantou outras.
Quisemos saber se algum historiador, alguma entidade associativa, federativa, ou governamental já se debruçou sobre esta questão. Infelizmente, a resposta é não. Como estabelecer uma data para o início da imigração portuguesa no Luxemburgo? Devemos tomar em conta o acordo entre os governos luxemburguês e português para a vinda de mão-de-obra lusa para o Grão-Ducado, que data de 1970? Mas se a peregrinação de portugueses a Wiltz (1968), a fundação da primeira associação lusa – as Amizades Portugal-Luxemburgo (1969) – e até o nascimento do CONTACTO (1970) precedem a data desse acordo, como fixar aí o começo da imigração? Houve outros eventos antes desses, organizados pela comunidade portuguesa? Fomos investigar.
Questionámos historiadores, responsáveis políticos e dirigentes associativos sobre o assunto. Para uns, estabelecer a data exacta não é importante, enquanto outros respondem que o número de portugueses era ínfima e que não se pode falar de comunidade antes de 1970.
O CONTACTO sabe que havia portugueses no Luxemburgo antes de 1965. Há um registo de nascimento de uma menina portuguesa em 1928, filha de um trabalhador português da Arbed, como referido na brochura “Portugueses no Luxemburgo”, da ASTI, de 1992. Em 2010, o CONTACTO entrevistou Maria Augusta Esteves, que chegou ao Grão-Ducado em 1955. Havia pelo menos meia centena de portugueses em 1960, se contarmos aqueles com autorização de trabalho (ver quadro) e os clandestinos, muitos deles a trabalhar nas vinhas do rio Mosela. Outros chegaram em 1962 e 1963. Sabemos que pelo menos um deles trabalhou na construção do porto de Mertert, entre 1963 e 1965. Algumas dezenas de pessoas já constituem uma comunidade?
Segundo a primeira funcionária do Consulado de Portugal (ver entrevista na pág. V), em 1970 já havia, pelo menos, 11 mil portugueses registados no Consulado. O Statec ignora estes números nas suas estatísticas (ver quadro). No livro “Culture portugaise au Luxembourg” (1973), o então cônsul de Portugal, José Mendes-Costa, corrobora o número de 11 mil portugueses, precisando que houve chegadas maciças em 1968 e 1969, cerca de mil num ano e quase três mil no outro.
Em apenas quatro anos, entre 1965 e 1969, chegaram mais de 5.500 portugueses. Depois, num só ano, em 1970, chegaram 5.403. O actual Consulado-Geral de Portugal no Luxemburgo não tem dados sobre as chegadas de portugueses nestes anos. Os portugueses que chegavam ao Luxemburgo e não precisavam de ir ao Consulado, não faziam parte da estatística. Ou seja, o número pode ter sido até muito maior.
Agora, tomemos em consideração apenas o ano de 1965, quando estavam registados mais de 1.500 portugueses no serviço consular (o Consulado só seria inaugurado em Março de 1966), sem contar os clandestinos, que também os havia. Um grupo de um milhar e meio de pessoas já constitui uma comunidade? Sim, dirão alguns. Não, responderão outros, um grupo humano disperso não é uma comunidade organizada, nem sequer existiam ainda associações.
E se tomássemos em conta o primeiro evento organizado por portugueses aqui no Grão-Ducado?
O CONTACTO descobriu que em Junho de 1965 os portugueses celebraram pela primeira vez no Luxemburgo o Dia de Portugal e de Camões, com uma missa na Catedral Notre-Dame. Depois da missa, houve um almoço-convívio e uma festa no restaurante Carrefour, no boulevard Royal, que contou com música, cantores e dançarinos portugueses, luxemburgueses e até cabo-verdianos (os cabo-verdianos de então tinham nacionalidade portuguesa – ver artigo na pág. XI). Os organizadores esperavam uma centena de pessoas, e ficaram surpreendidos quando apareceram cinco vezes mais portugueses (ver artigo na pág. III).
Podemos assumir esta data como o início da imigração portuguesa no Luxemburgo?
Porque é que esta questão é tão importante para nós? Se a comunidade portuguesa está no Luxemburgo há 50 anos, surpreende que nenhuma associação, federação ou entidade governamental tenha decidido ainda assinalar a data. Os portugueses, que tanto contribuem há já cinco décadas para o crescimento do país, não merecem? Não temos direito a um nome de rua ou de bairro? Os italianos tiveram direito ao seu “quartier Italia”, em Dudelange. Mas hoje, não existe nenhuma rua com o nome de Portugal ou de um português, uma placa comemorativa, uma calçada portuguesa no centro da capital, um mural de azulejos, que assinale o nosso meio-século de presença por estas terras.
A rue de Bragance, na capital, não faz referência à cidade transmontana, mas à luso-austríaca Maria Ana de Bragança (1861-1942), filha de D. Miguel, mulher do grão-duque Guillaume IV, mãe da grã-duquesa Charlotte e bisavó do actual grão-duque Henri.
É verdade que existe um busto de Camões, inaugurado em 2006, na place Léon XIII, em Bonnevoie. Mas é tão discreto que parece um parco reconhecimento da contribuição da comunidade para este país. E nós, preocupamo-nos com isso, ou somos uma comunidade sem memória? Esta reflexão sobre a imigração portuguesa e a memória até podia ir mais longe e estender-se ao país: o Luxemburgo, um país atravessado há séculos por emigrações e imigrações, não teve ainda oportunidade ou vontade política de criar um Museu das Migrações? Somos um país sem memória?
O CONTACTO não pretende responder a todas as perguntas, mas apenas lançar o debate.
Por ocasião do nosso 45° aniversário, neste suplemento especial, falámos com três portuguesas que chegaram ao Luxemburgo antes da grande vaga de imigração (págs IV e V), conversámos com a geógrafa luxemburguesa Aline Schiltz, especializada em migrações humanas, que defende que houve um processo de “lusificação” do Luxemburgo; evocámos também os primórdios da imigração cabo-verdiana para o Grão-Ducado (pág. XI) e prestámos homenagem aos portugueses e luso-descendentes que marcaram a história do desporto luxemburguês (pág. XII).
José Luís Correia
in CONTACTO, 11/03/2015
Quisemos saber se algum historiador, alguma entidade associativa, federativa, ou governamental já se debruçou sobre esta questão. Infelizmente, a resposta é não. Como estabelecer uma data para o início da imigração portuguesa no Luxemburgo? Devemos tomar em conta o acordo entre os governos luxemburguês e português para a vinda de mão-de-obra lusa para o Grão-Ducado, que data de 1970? Mas se a peregrinação de portugueses a Wiltz (1968), a fundação da primeira associação lusa – as Amizades Portugal-Luxemburgo (1969) – e até o nascimento do CONTACTO (1970) precedem a data desse acordo, como fixar aí o começo da imigração? Houve outros eventos antes desses, organizados pela comunidade portuguesa? Fomos investigar.
Questionámos historiadores, responsáveis políticos e dirigentes associativos sobre o assunto. Para uns, estabelecer a data exacta não é importante, enquanto outros respondem que o número de portugueses era ínfima e que não se pode falar de comunidade antes de 1970.
O CONTACTO sabe que havia portugueses no Luxemburgo antes de 1965. Há um registo de nascimento de uma menina portuguesa em 1928, filha de um trabalhador português da Arbed, como referido na brochura “Portugueses no Luxemburgo”, da ASTI, de 1992. Em 2010, o CONTACTO entrevistou Maria Augusta Esteves, que chegou ao Grão-Ducado em 1955. Havia pelo menos meia centena de portugueses em 1960, se contarmos aqueles com autorização de trabalho (ver quadro) e os clandestinos, muitos deles a trabalhar nas vinhas do rio Mosela. Outros chegaram em 1962 e 1963. Sabemos que pelo menos um deles trabalhou na construção do porto de Mertert, entre 1963 e 1965. Algumas dezenas de pessoas já constituem uma comunidade?
Segundo a primeira funcionária do Consulado de Portugal (ver entrevista na pág. V), em 1970 já havia, pelo menos, 11 mil portugueses registados no Consulado. O Statec ignora estes números nas suas estatísticas (ver quadro). No livro “Culture portugaise au Luxembourg” (1973), o então cônsul de Portugal, José Mendes-Costa, corrobora o número de 11 mil portugueses, precisando que houve chegadas maciças em 1968 e 1969, cerca de mil num ano e quase três mil no outro.
Em apenas quatro anos, entre 1965 e 1969, chegaram mais de 5.500 portugueses. Depois, num só ano, em 1970, chegaram 5.403. O actual Consulado-Geral de Portugal no Luxemburgo não tem dados sobre as chegadas de portugueses nestes anos. Os portugueses que chegavam ao Luxemburgo e não precisavam de ir ao Consulado, não faziam parte da estatística. Ou seja, o número pode ter sido até muito maior.
Agora, tomemos em consideração apenas o ano de 1965, quando estavam registados mais de 1.500 portugueses no serviço consular (o Consulado só seria inaugurado em Março de 1966), sem contar os clandestinos, que também os havia. Um grupo de um milhar e meio de pessoas já constitui uma comunidade? Sim, dirão alguns. Não, responderão outros, um grupo humano disperso não é uma comunidade organizada, nem sequer existiam ainda associações.
E se tomássemos em conta o primeiro evento organizado por portugueses aqui no Grão-Ducado?
O CONTACTO descobriu que em Junho de 1965 os portugueses celebraram pela primeira vez no Luxemburgo o Dia de Portugal e de Camões, com uma missa na Catedral Notre-Dame. Depois da missa, houve um almoço-convívio e uma festa no restaurante Carrefour, no boulevard Royal, que contou com música, cantores e dançarinos portugueses, luxemburgueses e até cabo-verdianos (os cabo-verdianos de então tinham nacionalidade portuguesa – ver artigo na pág. XI). Os organizadores esperavam uma centena de pessoas, e ficaram surpreendidos quando apareceram cinco vezes mais portugueses (ver artigo na pág. III).
Podemos assumir esta data como o início da imigração portuguesa no Luxemburgo?
Porque é que esta questão é tão importante para nós? Se a comunidade portuguesa está no Luxemburgo há 50 anos, surpreende que nenhuma associação, federação ou entidade governamental tenha decidido ainda assinalar a data. Os portugueses, que tanto contribuem há já cinco décadas para o crescimento do país, não merecem? Não temos direito a um nome de rua ou de bairro? Os italianos tiveram direito ao seu “quartier Italia”, em Dudelange. Mas hoje, não existe nenhuma rua com o nome de Portugal ou de um português, uma placa comemorativa, uma calçada portuguesa no centro da capital, um mural de azulejos, que assinale o nosso meio-século de presença por estas terras.
A rue de Bragance, na capital, não faz referência à cidade transmontana, mas à luso-austríaca Maria Ana de Bragança (1861-1942), filha de D. Miguel, mulher do grão-duque Guillaume IV, mãe da grã-duquesa Charlotte e bisavó do actual grão-duque Henri.
É verdade que existe um busto de Camões, inaugurado em 2006, na place Léon XIII, em Bonnevoie. Mas é tão discreto que parece um parco reconhecimento da contribuição da comunidade para este país. E nós, preocupamo-nos com isso, ou somos uma comunidade sem memória? Esta reflexão sobre a imigração portuguesa e a memória até podia ir mais longe e estender-se ao país: o Luxemburgo, um país atravessado há séculos por emigrações e imigrações, não teve ainda oportunidade ou vontade política de criar um Museu das Migrações? Somos um país sem memória?
O CONTACTO não pretende responder a todas as perguntas, mas apenas lançar o debate.
Por ocasião do nosso 45° aniversário, neste suplemento especial, falámos com três portuguesas que chegaram ao Luxemburgo antes da grande vaga de imigração (págs IV e V), conversámos com a geógrafa luxemburguesa Aline Schiltz, especializada em migrações humanas, que defende que houve um processo de “lusificação” do Luxemburgo; evocámos também os primórdios da imigração cabo-verdiana para o Grão-Ducado (pág. XI) e prestámos homenagem aos portugueses e luso-descendentes que marcaram a história do desporto luxemburguês (pág. XII).
José Luís Correia
in CONTACTO, 11/03/2015
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Dossier: Imigração portuguesa para o Luxemburgo começou há 50 anos (2/4)
| Heroína de Pina, em 2009 Foto: Manuel Dias/Contacto |
Heroína de Pina, viúva de Carlos de Pina, fundador do CONTACTO, recorda como emigrou para o Luxemburgo e a primeira festa do 10 de Junho que o seu marido organizou, em 1965. Este terá sido o primeiro evento de que há registo organizado pela comunidade portuguesa no Grão-Ducado.
| Carlos de Pina Foto: Arquivos Família Pina |
Heroína conta que quando o seu marido chegou ao Luxemburgo “não pôde trabalhar na sua profissão”, porque não dominava o luxemburguês nem o alemão. Encontrou assim um primeiro emprego como electricista na empresa de construção Soclair.
“O pai dele tinha uma empresa de instalações eléctricas em Cascais, ele gostava e percebia de electricidade. Mas como não estava habituado àqueles trabalhos, pouco depois de começar a trabalhar, caiu numa obra, partiu um braço e nunca mais ficou bom do punho, o que o impossibilitou de continuar nessa profissão. Foi trabalhar como fiel de armazém para os ‘Grands Magasins Sternberg Frères,’ que ficavam na rue du Curé [na capital]”, conta Heroína.
O primeiro evento organizado pela comunidade portuguesa em terras do Luxemburgo
“Assim que aqui chegou, o meu marido começou logo a organizar coisas para os portugueses. Quando chegámos, só havia um cônsul honorário [Jean Turk, 1919-2013, nomeado consul honorário em 1959]. Depois, já em 1965, veio o cônsul Mendes-Costa, mas ainda não havia Consulado [seria inaugurado em Março de 1966]. Quando queria organizar alguma coisa, o meu marido dirigia-se às autoridades luxemburguesas”, lembra. Foi assim, com a ajuda de Marcel Barnich, do Serviço Social da Mão de Obra Estrangeira (mais tarde rebaptizado Serviço Social da Imigração), que conseguiu organizar a primeira festa do Dia de Camões, em 1965.
| Marcel Branich Foto: Arquivo LW |
“O meu marido não está na foto, porque foi ele que a tirou. O cônsul tinha vindo há pouco tempo da Bélgica e só participou na festa”. Heroína mostra-nos o convite que Carlos de Pina enviou para Mendes-Costa a 5 de Maio de 1965, e a resposta deste, dois dias depois, que assina “A bem da Nação, o vice-cônsul gerente, José Mendes-Costa”.
“Quem teve a ideia da festa foi o meu marido, que pediu a ajuda do senhor Barnich para a organizar. O cônsul só apareceu lá para fazer um discurso”, assegura Heroína, que estima terem participado na missa cerca de 200 portugueses [outras fontes referem 500 participantes].
Heroína não se lembra do padre que celebrou a missa, mas segundo um artigo publicado no Luxemburger Wort, em 19 de Junho de 1965 (“Erste ’Journée Portugaise’ in Luxembourg”, pág. 8), foi o padre espanhol Javier, da Missão Católica Espanhola, a celebrar essa missa para os portugueses.
| Luxemburger Wort, 19/06/1965 (pág. 8) |
No artigo do Wort, pode ainda ler-se que a missa decorreu na cripta da Catedral Notre-Dame e que depois se seguiu um almoço na sala grande do restaurante Carrefour (que se situava no boulevard Royal), na capital luxemburguesa. “Foram mostrados filmes a cor de Portugal que despertaram no coração dos portugueses saudades da sua terra”, escreve o repórter do jornal luxemburguês. O artigo explica que a festa foi organizada por Marcel Barnich, responsável do Serviço Social da Imigração, mas não faz referência a Carlos de Pina.
Segundo o jornal, Barnich esperava pouco mais de uma centena de participantes e ficou surpreendido por terem aparecido mais de 500. No artigo pode ainda ler-se que nessa altura viviam no Luxemburgo cerca de um milhar de portugueses, sem citar fontes. Na realidade, já viviam quase dois mil portugueses no país (ver quadro).
Numa das duas fotos do artigo, a legenda diz que a festa contou com “cantores e músicos de pele escura das ilhas de Cabo Verde”. A descrição do jornalista, politicamente incorrecta para os nossos dias, deve ser vista à luz dos anos 1960, em que era pouco habitual, para não dizer “exótico”, ver estrangeiros no Luxemburgo, e muito menos de origem africana. Mas isto também revela que assim que houve portugueses no Luxemburgo, houve também cabo-verdianos, na altura com nacionalidade portuguesa (ver artigo na pág. XI).
O repórter do Wort não escreve se foram cantadas mornas, mas diz que se cantou o fado e que duas artistas luxemburguesas participaram na festa. “A jovem bailarina Marie-Claire Winandy, aluna da senhora Stenia Zapalowska [dançarina polaca que vivia no Luxemburgo], e a cantora Maggy Groff, que cantou canções luxemburguesas, provocaram um entusiasmo barulhento, típico do sul” (dixit). Houve assobios efusivos e piropos?
Marcel Barnich fez um pequeno discurso em português, agradeceu aos portugueses por terem vindo em tão grande número, falou na “necessidade do Luxemburgo contar com a emigração, e numa Europa que devia trabalhar por ser cada vez mais unida”, pode ainda ler-se. Pediu ainda aos portugueses para, caso tivessem dificuldades no país, recorrerem aos seus serviços.
O artigo evoca também o discurso de Mendes-Costa, que terá dado como recado aos portugueses “não trabalharem apenas com objectivos materiais, aprenderem os métodos de trabalho do Luxemburgo, especializarem-se nos mais diversos ramos”, para quando regressassem a Portugal “poderem ajudar a construir o país”. O artigo termina referindo que a festa acabou com o hino nacional português.
Em 1966
| Luxemburger Wort, 17/06/1966 (pág.11) |
Sobre a sua experiência da imigração, Heroína lembra-se dos primeiros tempos. “Quando chegámos, fomos morar para Niederanven. Lembro-me que quando cheguei ao Luxemburgo havia grandes montes brancos de neve nas bermas das estradas. Eu nunca tinha visto neve. Na noite em que fomos à Missa do Galo, na igreja de Niederanven, tínhamos que andar cerca de um quilómetro a pé, e eu chorei muito porque era o meu primeiro Natal longe da família. Mas quando saímos da igreja, estava tudo branco. Tinha nevado enquanto estávamos na missa. Era lindo. Na manhã seguinte, quando abri as persianas, estava um lindo dia de sol e fiquei maravilhada com a paisagem. É uma das minhas primeiras recordações do Luxemburgo.”
Heroína diz que as filhas não tiveram problemas de integração, nesses primórdios da imigração portuguesa. “Ao princípio, eram vistas como as estrangeiras, eram as únicas portuguesas. Mas quando chegaram à escola, aos seis anos – na altura não havia ensino precoce nem pré-primário –,elas já sabiam fazer contas e escrever português. Depois aprenderam depressa o luxemburguês e as outras línguas, sempre foram boas alunas. Hoje, duas trabalham na Comissão Europeia, uma na Ajuda Humanitária e a outra nas Estatísticas. As outras duas, uma é educadora para crianças deficientes e a outra jurista no Conselho de Estado. E já tenho quatro netos, um com 23, outro com 20, e dois gémeos com dez”, diz Heroína, com orgulho.
Heroína de Pina foi uma das fundadoras da associação Amizade Portugal-Luxemburgo (APL). Durante as décadas de 1970, 1980 e 1990 colaborou em várias outras associações e ranchos, escreveu dezenas de poemas e canções, nomeadamente para revistas à portuguesa, que redigia, montava e ensaiava, e que andaram em digressão pelo Luxemburgo. Nos últimos anos, colaborou com o Rancho Juventude Portuguesa de Dudelange.
Em 2009, foi agraciada com a Medalha da Ordem do Mérito do Estado português. Hoje tem 78 anos e reside em Mersch.
José Luís Correia
in CONTACTO, 11/03/2015
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| Resposta do cônsul Mendes-Costa ao convite de Carlos de Pina para participar na primeira festa do 10 de Junho no Luxemburgo (1965) Fonte: Arquivos Família Pina |
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Dossier: Imigração portuguesa para o Luxemburgo começou há 50 anos (3/4)
| Maria José Donven Foto: Guy Jallay/LW |
A lisboeta Maria José Rodrigues de Abreu Donven foi uma das primeiras portuguesas a chegar ao Grão-Ducado, em 1963. Foi a primeira secretária do Consulado de Portugal, inaugurado em 1966.
“Quando eu era jovem não tinha a noção do que era a emigração. O meu pai era enfermeiro a bordo de um navio, estava sempre fora, e eu meti na cabeça, desde miúda, que também queria ver o mundo. Já adulta, conheci uma americana que tinha estado no Luxemburgo. Eu queria aprender francês e ela disse-me que no Luxemburgo se falava essa língua. Arranjou-me a morada de uma família de cá, que precisava de uma ‘fille-au-pair’ (ama), eu escrevi-lhes e mandaram-me vir. Eu queria voar, não me interessava para onde. Cheguei cá com 19 anos, no dia 5 de Março de 1963. Nevava tanto nesse dia... Eu não gostava de ser ‘fille-au-pair’ e depressa encontrei trabalho no Monopol, como grafista-decoradora. Em 1963, o Luxemburgo estava a celebrar o ’Ano do Milénio’ [o Condado do Luxemburgo foi fundado em 963], e como eu sempre tive jeito para o desenho, o meu primeiro trabalho no Monopol foi desenhar uma centena de cartazes com figuras da Idade Média para decorar as montras das lojas do grupo, que assinalavam a data. Estive lá três anos.”
Perguntamos-lhe como surgiu a oportunidade de trabalhar no Consulado. “Antes de chegar o cônsul José Mendes-Costa, havia um cônsul honorário de Portugal, o senhor Jean Turk [1919-2013], que tinha sido engenheiro da Arbed em Manaus, no Brasil [foi nomeado cônsul honorário em 17 de Agosto de 1959]. Quando começaram a chegar portugueses ao Luxemburgo iam bater-lhe à porta de casa, na rue Michel Lentz, no Limpertsberg, aos fins-de-semana e até de noite, coitado! Ele pediu-me para o ajudar a receber os portugueses. Quando começou realmente a ser muita gente, ele contactou Portugal para resolverem a situação. Foi aí que em 1965 o Mendes-Costa veio destacado de Antuérpia [na Bélgica], mas continuava a depender da Embaixada de Bruxelas. Só em 1966 é que foi nomeado cônsul de Portugal no Luxemburgo. Como eu já tinha trabalhado com o Jean Turk, o Mendes-Costa propôs-me trabalhar no Consulado. Só havia ele e eu, não havia dinheiro para mais [risos]. Bem, na realidade, eu nunca percebi muito bem aquelas contas, porque o Consulado funcionava na residência privada do cônsul, na rue d’Orange [na cidade do Luxemburgo] e eu nunca soube se foi ele que comprou a casa ou se foi o Estado português. O facto é que a casa dele estava muito bem mobilada, com móveis do melhor, como se fosse uma embaixada”, lembra. “Eu nunca compreendi muito bem aquele senhor”, confia Maria José.
“Ele era muito estranho, muito religioso, muito místico. Nem sei se ele era muito ‘Estado Novo’, tinha que representar o Estado português, era o papel dele. Lembro-me que um dia veio cá o embaixador de Portugal em Bruxelas e durante um jantar alguém comentava o problema do analfabetismo em Portugal. O embaixador levantou-se da mesa muito imperioso e disse: ’O povo é analfabeto e que Deus o guarde assim por muito tempo!’. Nós ficámos envergonhadíssimos, mas o cônsul subscreveu o que o embaixador tinha dito”, recorda Maria José.
“Ele era muito inteligente, mas era uma inteligência tortuosa, não sei se devido ao defeito dele – ele era muito vesgo, vesgo divergente, as pessoas não conseguiam olhá-lo nos olhos. Era também muito baixo, o que o complexava muito. Ele achava-se um intelectual e escreveu vários livros, em edições de autor, que depois enviava para todo o lado, incluindo para os ministérios luxemburgueses”. Algumas das obras podem ser encontradas na Biblioteca Nacional do Luxemburgo.
“O Mendes-Costa era natural de Oliveira do Hospital e apesar de haver muita gente aqui dessa região, as relações dele com a comunidade eram distantes. Ele gostava de estar com os portugueses, mas não tinha a empatia necessária. Era uma pessoa que se deixava muito impressionar pelos títulos”, recorda Maria-José, que não resiste a contar-nos um dos episódios que viveu com o diplomata.
“Um dia veio um chinês de Bruxelas, que disse que era mestre de conferências e que era português, porque a mãe tinha nascido em Macau. Mas não falava português, só francês. Não tinha certidão de nascimento porque, disse, a igreja em Macau onde tinha sido baptizado ardera. Eu disse que não o podia ajudar e ele quis falar com o cônsul. Eu não sei o que ele lhe disse, mas o cônsul veio-me dizer para lhe fazer um passaporte para cinco anos. Ora, na altura, quando havia dúvidas sobre a nacionalidade, havia duas testemunhas que diziam que conheciam aquela pessoa, fazia-se um passaporte por três meses, para que a pessoa voltasse a Portugal e regularizasse a situação. Como o ’chinês’ não tinha ninguém que o conhecesse ali, o cônsul foi à sala de espera, pediu a dois portugueses que servissem de testemunhas e depois deu-me o passaporte para eu assinar – porque entretanto ele tinha-me feito chanceler para a ‘casa’ funcionar quando ele se ausentava. Mas eu recusei assinar e disse-lhe: ‘Então, vêm aí portugueses com o passaporte caducado há dois meses e o senhor faz-lhes tantos problemas? E a este homem, que não tem documentos nenhuns, vai dar-lhe um passaporte por cinco anos? Eu não assino isto!‘. E teve que ser ele a assinar”, conta, entre risos, Maria José.
Apesar de nem sempre se entender com o cônsul, não foi isso que a fez sair do Consulado, em 1970. “Saí porque fiquei grávida e porque casei”. Recorda-se que quando deixou o posto, havia 11 mil portugueses inscritos no Consulado de Portugal no Luxemburgo. Mais tarde, conta, foi uma das principais mobilizadoras da manifestação que pediu a demissão de Mendes-Costa, logo a seguir ao 25 de Abril. O diplomata viria a ser substituído em 31 de Janeiro de 1975 pelo cônsul Manuel Gervásio Martins de Almeida Leite.
Maria José diz que nunca foi muita associativa, mas lembra-se da aventura de ter fundado uma revista com Mili Tasch-Fernandes (ver artigo aqui).
Depois disso, casou e criou dois filhos. Um é bibliotecário, o outro escultor. Ao fim de 52 anos de imigração, Maria José diz que “arranha um pouco o luxemburguês”, “e bëssen“ (um pouco). “Tenho um conhecimento passivo do luxemburguês, consigo responder com frases curtas, mas não consigo desenvolver conceitos”. Hoje, aos 71 anos, o nome de família fá-la passar aos olhos de muitos por luxemburguesa, mas ela, riso largo e aberto, faz questão de os esclarecer.
José Luís Correia
in CONTACTO, 11/03/2015
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Dossier: Imigração portuguesa no Luxemburgo começou há 50 anos (4/4)
Mili Tasch-Fernandes:
“Já estou no Luxemburgo há 49 anos!”
Há quase 49 anos no Luxemburgo, Mili Tasch-Fernandes chegou ao Grão-Ducado em Dezembro de 1966, com os pais. Tinha então 17 anos e “ainda” se chamava Mirandolina Fernandes. A vinda para o Luxemburgo surgiu porque os pais conheciam luxemburgueses que tinham “imigrado” de forma forçada para as Caldas da Rainha, de onde a sua família é oriunda.
“Os Lieberman eram judeus que tinham fugido do Luxemburgo e se exilaram nas Caldas durante a Segunda Guerra Mundial. Foi por eles que ouvi falar deste país pela primeira vez”, conta Mili. “A filha dos Liebermann casou com um amigo do meu pai, o Luís Costa e Silva, que foi director do Hospital Termal das Caldas. Em 1965, quando a empresa na qual o meu pai trabalhava foi vendida, o Luís aconselhou-o a emigrar para o Luxemburgo. Foram os sogros do Luís que encontraram um trabalho para o meu pai numa oficina de carros em Gasperich. O meu pai trabalhou ali um ano até nós virmos, em Dezembro de 1966. Mas só nos registámos no Consulado em Janeiro de 1967”, recorda Mili, acrescentando que foi ali que conheceu Maria José Donven (ver artigo aqui).
“Como eu já falava francês, encontrei trabalho como ’fille-au-pair’ (ama) na família que tinha a Boucherie Schmit, onde hoje são os Talhos Ferreira, em Bonnevoie”. Só ficou quatro meses, porque os Schmit confundiam o trabalho de ama com o de mulher de limpezas. Seguiu-se uma experiência similar numa família belga.
Já com 18 anos, concorreu a um lugar de recepcionista na empresa de construção CECO. “A minha mãe queria ir comigo à entrevista de trabalho, mas eu insisti em ir sozinha. Quando lá cheguei e vi que todas as outras candidatas estavam acompanhadas por um dos pais, fiquei desarmada”. Conta que o patrão da CECO era um luxemburguês com modos americanos. “Fez-me a entrevista com as botas em cima da mesa, usava chapéu de cowboy e fumava charuto. Gostou muito de mim, porque apesar de eu não falar luxemburguês, falava inglês. Uns dias mais tarde mandou chamar-me. “You are the girl we want!” [És a rapariga que queremos], “e sabes porquê?”, perguntou. “Porque vieste à entrevista sozinha!”, recorda. A CECO foi uma das empresas que estava na altura a construir as fábricas da Goodyear, da Dupont de Nemours e da Commercial Hydraulics. Mili foi rapidamente promovida a assistente do chefe do pessoal, o que fez com que vivesse a experiência de emitir centenas de contratos de trabalho a portugueses que faziam fila desde manhã cedo à porta da empresa.
“Aí há uns anos, cruzei-me com um senhor que me agradeceu por ter eu lhe ter feito o seu primeiro contrato de trabalho no Luxemburgo. Perguntou-me se eu sabia que nessa altura (final dos anos 60) havia um indivíduo que esperava os portugueses na gare e lhes cobrava 500 francos para os levar a uma empresa onde havia uma menina portuguesa que ’dava’ contratos de trabalho. Não sabia nada dessa história, fiquei chocada”, conta Mili.
Foi nesses anos que conheceu Charles Kraus, que era professor do irmão (que tinha 12 anos) numa ’classe d’accueil’ na escola Aldringen, e a família Pina (ver artigo na pág. IV), ambos fundadores da APL e do CONTACTO. Foi assim que naturalmente começou a colaborar com a APL e com o jornal. “Eu não escrevia só para o CONTACTO, fazia parte da equipa que passava serões a colar as cintas para enviar o jornal”, lembra. E essa aventura jornalística levou-a a outra. Em 1972, com Maria José Donven e um outro investidor, fundou a “Dois Focos”, a primeira revista portuguesa do Luxemburgo, que só durou 11 meses. “A revista era impressa na tipografia do jornal ’L’avenir du Luxembourg’, em Arlon. Os tipógrafos belgas não conheciam o português e nós tínhamos que ir trabalhar três vezes por semana para preparar o jornal”.
Nos anos 1969/70 e 1974/75 trabalhou como funcionária no Consulado de Portugal. Depois casou com um luxemburguês nascido no Congo belga, do qual teve dois filhos. Um é hoje jornalista e o outro realizador de cinema. Trabalhou ainda nos bancos BGL e Kredietbank.
Em 1977 integrou as instituições europeias, onde fez a sua carreira, tendo-se reformado há dois anos e meio. Luxemburguesa pelo casamento, foi “a primeira portuguesa a trabalhar para as instituições europeias, ainda antes de Portugal aderir à CEE”. Foi ali que dinamizou vários grupos culturais, entre outras actividades.
Estudou alemão por correspondência, “um pesadelo”, recorda, mas isso permitiu-lhe aprender luxemburguês sozinha. Durante 20 anos foi formadora do Serviço de Ensino para Adultos do Ministério da Educação e da autarquia do Luxemburgo, onde ensinou luxemburguês a portugueses e português a luxemburgueses.
Foi presidente das Jornadas Literárias de Mondorf, integrou o conselho de administração da Abadia de Neumünster, foi presidente da “Maison des Associations”, entre outras actividades culturais e associativas. Hoje, continua a colaborar activamente com a Confederação da Comunidade Portuguesa no Luxemburgo (CCPL), onde é responsável pelo Pólo de Formação para Adultos. Em 2001, recebeu a comenda do Infante D. Henrique do Estado português pelo seu trabalho na difusão da cultura e da língua portuguesas.
José Luís Correia
in CONTACTO, 11/03/2015
Há quase 49 anos no Luxemburgo, Mili Tasch-Fernandes chegou ao Grão-Ducado em Dezembro de 1966, com os pais. Tinha então 17 anos e “ainda” se chamava Mirandolina Fernandes. A vinda para o Luxemburgo surgiu porque os pais conheciam luxemburgueses que tinham “imigrado” de forma forçada para as Caldas da Rainha, de onde a sua família é oriunda.
“Os Lieberman eram judeus que tinham fugido do Luxemburgo e se exilaram nas Caldas durante a Segunda Guerra Mundial. Foi por eles que ouvi falar deste país pela primeira vez”, conta Mili. “A filha dos Liebermann casou com um amigo do meu pai, o Luís Costa e Silva, que foi director do Hospital Termal das Caldas. Em 1965, quando a empresa na qual o meu pai trabalhava foi vendida, o Luís aconselhou-o a emigrar para o Luxemburgo. Foram os sogros do Luís que encontraram um trabalho para o meu pai numa oficina de carros em Gasperich. O meu pai trabalhou ali um ano até nós virmos, em Dezembro de 1966. Mas só nos registámos no Consulado em Janeiro de 1967”, recorda Mili, acrescentando que foi ali que conheceu Maria José Donven (ver artigo aqui).
“Como eu já falava francês, encontrei trabalho como ’fille-au-pair’ (ama) na família que tinha a Boucherie Schmit, onde hoje são os Talhos Ferreira, em Bonnevoie”. Só ficou quatro meses, porque os Schmit confundiam o trabalho de ama com o de mulher de limpezas. Seguiu-se uma experiência similar numa família belga.
Já com 18 anos, concorreu a um lugar de recepcionista na empresa de construção CECO. “A minha mãe queria ir comigo à entrevista de trabalho, mas eu insisti em ir sozinha. Quando lá cheguei e vi que todas as outras candidatas estavam acompanhadas por um dos pais, fiquei desarmada”. Conta que o patrão da CECO era um luxemburguês com modos americanos. “Fez-me a entrevista com as botas em cima da mesa, usava chapéu de cowboy e fumava charuto. Gostou muito de mim, porque apesar de eu não falar luxemburguês, falava inglês. Uns dias mais tarde mandou chamar-me. “You are the girl we want!” [És a rapariga que queremos], “e sabes porquê?”, perguntou. “Porque vieste à entrevista sozinha!”, recorda. A CECO foi uma das empresas que estava na altura a construir as fábricas da Goodyear, da Dupont de Nemours e da Commercial Hydraulics. Mili foi rapidamente promovida a assistente do chefe do pessoal, o que fez com que vivesse a experiência de emitir centenas de contratos de trabalho a portugueses que faziam fila desde manhã cedo à porta da empresa.
“Aí há uns anos, cruzei-me com um senhor que me agradeceu por ter eu lhe ter feito o seu primeiro contrato de trabalho no Luxemburgo. Perguntou-me se eu sabia que nessa altura (final dos anos 60) havia um indivíduo que esperava os portugueses na gare e lhes cobrava 500 francos para os levar a uma empresa onde havia uma menina portuguesa que ’dava’ contratos de trabalho. Não sabia nada dessa história, fiquei chocada”, conta Mili.
Foi nesses anos que conheceu Charles Kraus, que era professor do irmão (que tinha 12 anos) numa ’classe d’accueil’ na escola Aldringen, e a família Pina (ver artigo na pág. IV), ambos fundadores da APL e do CONTACTO. Foi assim que naturalmente começou a colaborar com a APL e com o jornal. “Eu não escrevia só para o CONTACTO, fazia parte da equipa que passava serões a colar as cintas para enviar o jornal”, lembra. E essa aventura jornalística levou-a a outra. Em 1972, com Maria José Donven e um outro investidor, fundou a “Dois Focos”, a primeira revista portuguesa do Luxemburgo, que só durou 11 meses. “A revista era impressa na tipografia do jornal ’L’avenir du Luxembourg’, em Arlon. Os tipógrafos belgas não conheciam o português e nós tínhamos que ir trabalhar três vezes por semana para preparar o jornal”.
Nos anos 1969/70 e 1974/75 trabalhou como funcionária no Consulado de Portugal. Depois casou com um luxemburguês nascido no Congo belga, do qual teve dois filhos. Um é hoje jornalista e o outro realizador de cinema. Trabalhou ainda nos bancos BGL e Kredietbank.
Em 1977 integrou as instituições europeias, onde fez a sua carreira, tendo-se reformado há dois anos e meio. Luxemburguesa pelo casamento, foi “a primeira portuguesa a trabalhar para as instituições europeias, ainda antes de Portugal aderir à CEE”. Foi ali que dinamizou vários grupos culturais, entre outras actividades.
Estudou alemão por correspondência, “um pesadelo”, recorda, mas isso permitiu-lhe aprender luxemburguês sozinha. Durante 20 anos foi formadora do Serviço de Ensino para Adultos do Ministério da Educação e da autarquia do Luxemburgo, onde ensinou luxemburguês a portugueses e português a luxemburgueses.
Foi presidente das Jornadas Literárias de Mondorf, integrou o conselho de administração da Abadia de Neumünster, foi presidente da “Maison des Associations”, entre outras actividades culturais e associativas. Hoje, continua a colaborar activamente com a Confederação da Comunidade Portuguesa no Luxemburgo (CCPL), onde é responsável pelo Pólo de Formação para Adultos. Em 2001, recebeu a comenda do Infante D. Henrique do Estado português pelo seu trabalho na difusão da cultura e da língua portuguesas.
José Luís Correia
in CONTACTO, 11/03/2015
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