En quelle année l’immigration portugaise a commencé, comment établir une date? Doit-on prendre en compte la date du premier pélerinage des portugais au sanctuaire de Notre-Dame de Fatima à Wiltz, qui a débuté en 1968? Ou la création de la première association portugaise, les Amitiés Portugal-Luxembourg (APL), en 1969? Ou encore la date des accords de 1971 entre les gouvernements du Luxembourg et du Portugal pour la venue de main-d’oeuvre portugaise? Est-ce qu’il y a eu d’autres évenements avant ceux-lá qui pourraient fixer le début de l’immigration portugaise?
Dans la brochure “Les Portugais au Luxembourg”, l’ASTI publiait en 1992 l’acte de naissance d’une jeune fille portugaise née en 1928 au Grand-Duché, enfant d’un travailleur de l’Arbed. Au CONTACTO nous avons interviewé en 2010 Mme Maria Augusta Esteves, qui habite la région de la Moselle depuis 1955, et qui est venue au pays après s’être mariée avec un Luxembourgeois.
Les tous premiers Portugais sont arrivés au Luxembourg au début des années 1960. Selon la même brochure de l’ASTI, il y avait 26 portugais en 1960 au Luxembourg, mais ce chiffre ne reflète que ceux qui étaient ici officiellement, pas les clandestins. Leur nombre était sûrement beaucoup plus grand. Ces premiers temps, les portugais venaient surtout comme travailleurs saisonniers dans les vignobles de la Moselle. Mais nous savons, par exemple, que certains ont également aidés à la construction du port de Mertert, entre 1963 et 1965.
Est-ce qu’une demi-centaine de personnes dispersées constituent déjà une communauté? Dans son livre “Culture portugaise au Luxembourg” (1973), José Mendes-Costa, le premier consul portugais au Luxembourg, fait l’état des lieux du moment où il est arrivé au Grand-Duché, en 1965. Il écrit qu’avant 1965 il y avait déjà 758 portugais au Luxembourg et qu’en cette seule année de 1965 sont arrivés encore 740. Il parle également d’arrivés massives entre 1968 et 1969, entre 1.000 et 3.000 personnes. Entre 1965 et 1969 seraient donc arrivés au Luxembourg plus de 5.500 portugais, selon les registres de l’époque du Consulat du Portugal, comme Mendes-Costa mentionne dans son livre.
L’actuel Consulat portugais ne dispose malheureusement plus de ces archives. Toutefois, nous avons pu parler avec la première secrétaire du Consulat du Portugal au Luxembourg, Maria José Donven, qui confirme ces chiffres. “Quand j’ai quitté le Consulat en 1970, il y avait déjà près de 11.000 inscrits”, se rappelle Mme Donven - née Maria José Rodrigues de Abreu -, qui est arrivé au Luxembourg en 1963 et a aujourd’hui 71 ans.
Maria José a été recruté comme première secrétaire du Consulat du Portugal, car elle avait déjà était entre 1963 et 1965, l’assistante du consul-honoraire du Portugal à Luxembourg, M. Jean Turk [1919-2013], nommé à ce titre le 17 août 1959.
Le livre du consul Mendes-Costa nous révéle qu’à peu-près la moité - 5.400 portugais - seraient arrivés en cette année de 1970. Cependant, ce chiffre ne reflète pas la réalité, car tant qu’un citoyen portugais n’avait pas besoin d’aller au Consulat, il ne faisait, par consequent, pas partie du registre. Lá encore, le nombre a du être beaucoup plus conséquent. Ce qui est curieux ce sont les chiffres du Statec, qui font état de 1.913 portugais en 1970!
Revenons à 1965. C’est en cette année que nous trouvons la trace du premier évenement organisé par des Portugais. Le dimanche 13 juin 1965 a eu lieu la première Fête du Portugal au Luxembourg. Traditionnellement, le jour de la fête nationale portugaise est célébrée le 10 juin, jour de la mort du poète national, Luiz Vaz de Camões (~1524-10/06/1580).
Cette première fête fut célébrée lors d‘une messe à la cathédrale Notre-Dame de Luxembourg. La date va d’ailleurs être célébrée para la Mission Catholique Portugaise dimanche prochain, 14 juin 2015, à 17 heures, à l’eglise Sacré-Coeur, à Luxembourg-ville.
La messe à la Cathédrale a été suivi d’un déjeuner à la salle de fêtes Carrefour, qui à l’époque se trouvait au boulevard Royal. Nous retrouvons dans le Luxemburger Wort du 19 juin 1965 un article qui en parle. Sous le titre „Erste ‘Journée Portugaise’ in Luxemburg“, l’article explique que la fête a été organisé par M. Marcel Barnich, responsable du Service Social de la Main d’Oeuvre Etrangère (future Service Social de l’Immigration). Ce que le Luxemburger Wort ne dit pas, mais nous pouvons l’affirmer, c’est que M. Barnich a été aidé par M. Carlos de Pina, fondateur du journal CONTACTO.
Mme Heroína de Pina, veuve de M. Carlos de Pina, se souvient: “Mon mari est arrivé en mai 1964 au Luxembourg. Il connaissait déjà le pays car au Portugal il collaborait avec l’Action Catholique et il était déjà venu avec le père Plácido Guerné visiter le Grand-Duché. Il a travaillé comme éléctricien chez Soclair et après au grands magasins Sternberg Frères. Pendant son temps libre, il organisait des activités pour les Portugais. Il a été un des fondateurs des Amitiés Portugal-Luxembourg (1969) et du journal CONTACTO (1970). Et en 1965, c’est lui qui a eu l’idée d’organiser cette première Fête du Portugal. Il a demandé l’aide de M. Barnich, qui a tout de suite dit oui!”
Mme de Pina, qui a aujourd’hui 79 ans et vit à Mersch, nous montre une des photo de ses archives familiales.
“La seule photo qui existe devant la cathédrale avec les Portugais qui ont participé à cette messe a été faite par mon mari. C’est lui qui a envoyé une invitation pour la fête du 10 juin à l’ambassade du Portugal à Bruxelles et c’est Mendes-Costa, qui était à l’époque encore vice-consul à Anvers, qui est venu!”, nous explique M. de Pina, en nous montrant une copie de l’invitation et la réponse de Mendes-Costa. José Mendes-Costa sera nommé consul du Portugal à Luxembourg en 1966 et inaugurera le premier Consulat portugais au Grand-Duché en mars de la même année.
Dans l’article du Wort du 19 juin, nous lisons: “Pendant la fête furent montrés de films en couleur du Portugal, qui ont reveillés dans les coeurs des portugais des souvenirs de leur patrie. Il y a eu de la musique, des chanteurs et des danseurs portugais, luxembourgeois et cap-verdiens”. Ces derniers, à l’époque, avaient encore la nationalité portugaise, le Cap-Vert n’étant devenu indépendant qu’en 1975. Sur une des deux photos de l’article du Wort, la légende, qui serait aujourd’hui considérée politiquement incorrecte, dit qu’il y avait des “chanteurs à la peau sombre des îles du Cap Vert”.
Selon le Wort, les organisateurs espéraient une centaine de personnes et ont été surpris de voir arriver cinq fois plus de monde! L’article dit qu’à ce moment vivaient au Luxembourg peut-être 1.000 portugais, sans pour autant citer de source. Rappelons que dans son livre, Mendes-Costa dénombre en 1965 quelques 1.500 portugais au Grand-Duché.
L’article du Wort parle aussi de deux jeunes luxembourgeoises, la danseuse Melle Marie-Claire Winandy (élève de Mme Stenia Zapalowska, danseuse polonaise qui vivait à Luxembourg) et la chanteuse Melle Maggy Groff, qui ont reçu des “aplaudissements bruyants du public portugais”.
Le journaliste du Wort nous livre également les propos de M. Barnich en s’adressant à ses convives: Il a remercié les Portugais d‘être venus si nombreux à la fête et au Luxembourg. Il a parlé du vrai besoin que le Luxembourg a en main d’oeuvre étrangère, et il a terminé en souhaitant la construction d’une Europe plus unie. La fête s’est terminé avec l’hymne national portugais”, conclut l’article.
Pouvons-nous assumer cette date comme le début de l’immigration portugaise au Luxembourg? Nous aimerions l’affirmer. En tout cas, une chose est sûre, les Portugais sont bel et bien lá depuis un demi-siècle et ont contribué d’une manière significative au développement du Grand-Duché.
José Luís CORREIA, chef d’édition au journal CONTACTO
in Luxemburger Wort (pages 16-17), 10/06/2015
(version complète du texte qui est paru aujourd'hui dans le Wort)
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quarta-feira, 10 de junho de 2015
Mon "Commentaire" aujourd'hui dans le Luxemburger Wort: "Après 50 ans d'immigration portugaise, 'intégration' reste le mot-clef"
Les premiers Portugais sont arrivés il y a un peu près 50 ans au Luxembourg. Après cinq decénnies d'immigration, il y a beaucoup à fêter: une bonne cohabitation, une assez bonne intégration des deuxièmes et troisièmes générations, un modèle de société qui permet une cohésion et une paix social uniques en Europe.
Si leur parents ont surtout travaillé dans les secteurs du bâtiment et du nettoyage, les Portugais d'aujourd'hui sont présents dans tous les secteurs d'activités: de la restauration à la grande distribution, des affaires aux professions libérales, jusque dans les administrations locales et nationales.
En décembre 2013, le premier ministre d'origine portugaise est entré au Gouvernement: Félix Braz. Pour beaucoup, il reste Portugais, pour d'autres il est tout à fait Luxembourgeois. C'est peut-être ça l'intégration réussie: être accepté comme égal par le pays d'accueil aussi bien que par la communauté d'origine.
L'ascenseur sociale ne fonctionne malheurseuement pas pour tous. Si les enfants portugais naissent ou arrivent en bas âge au pays, ils sont plus à même de réussir à l'école et, par conséquent, plus tard dans le monde du travail. Une vie réussie rime avec reconnaissance. Ceux qui arrivent plus tard rencontrent plus souvent des difficultés avec l'apprentissage des langues à l'école. L'échec scolaire ou le fait de devoir choisir un métier autre que celui dont on révait peuvent vite devenir synonyme d'échec personnel. Ce qui peux entraîner un rejet de la société ou le sentiment de vivre en marge. Ce ressentiment ne profite ni à la société, ni au jeune. Malheureusement, en 50 ans, nous n'avons pas encore su résoudre ce problème.
Il y a beaucoup d'autres chantiers, comme celui-ci, à défricher. Un autre a peut-être été ouvert dimanche dernier, avec le référendum.
Le "non" massif sur le droit de vote des étrangers a peut-être ouvert une plaie, qu'il ne faut pas laisser béante. Les uns se sont exprimer comme nation qui veut préserver sa langue et son identité. Les autres se sont senti rejetés, alors qu'ils vivent ici depuis des années. Des sentiments légitimes des deux côtés.
Après 50 ans, "intégration" reste le mot-clef pour maintenir la cohésion sociale, qui se fragilise. Mais l'intégration doit être perçu comme un effort que les deux côtés doivent fournir. Ne vivons pas dos à dos. Ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous sépare.
José Luís Correia, chef d'édition du journal CONTACTO
in Luxemburger Wort, 10/05/2015
(texte complet de celui publié aujourd'hui dans le Luxemburger Wort)
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quarta-feira, 3 de junho de 2015
EDITORIAL in JORNAL CONTACTO: "Caros Luxemburgueses/Dear Luxemburgers"
Monopolizou as atenções e quase fez esquecer que o referendo incluirá mais duas questões, uma sobre o limite dos mandatos no governo e a outra sobre o direito de voto a partir dos 16 anos.
A política desceu à rua. Ainda bem, devo dizer, as pessoas interessam-se habitualmente tão pouco pela política. Pena é que seja por uma questão que é vista como um direito óbvio para uns, mas que é vivida por outros como um ultraje máximo, o que justifica a luta aguerrida para defender o que consideram ser o último baluarte da soberania nacional: as eleições para a Câmara dos Deputados.
A legalização do aborto, da eutanásia ou do casamento homossexual geraram menos polémica. A última vez que vi os ânimos se exaltarem tanto foi durante a votação da dupla nacionalidade no Parlamento, em Outubro de 2008. Parecia que se estava a debater o fim da monarquia luxemburguesa.
Hoje, sete anos depois, acontece o mesmo, só que as vozes subiram de tom, as discussões criaram divisoes dentro de grupos com a mesma sensibilidade política, entre vizinhos e amigos, e têm até minado alguns almoços de família. O debate estendeu-se também às redes sociais, onde os cobardes se escondem atrás de falsos perfis para insultar impunemente quem não pensa da mesma forma.
O Luxemburger Wort (LW), que edita também o CONTACTO, tomou uma decisão corajosa no dia 22 de Maio, e fê-la saber publicamente: apesar de as sondagens indicarem que a maioria dos luxemburgueses (que são os seus leitores e assinantes de sempre) votaria contra o direito de voto dos estrangeiros, o jornal assumiu a defesa da participação dos não-luxemburgueses nas legislativas. Vindo do maior diário do país, tão antigo como a própria nação e que é visto como uma instituição pelos luxemburgueses, é uma mensagem muito forte.
Posso revelar-vos que aqui nas redacções do grupo – LW, CONTACTO, Télécran, Wortex e wort.lu – organizámos um “referendo interno” para saber quem era favor do voto dos estrangeiros. Ganhou o “sim“, o que confirmou a posição assumida pela chefia de redacção do grupo. Foi interessante saber como pensam as pessoas que trabalham connosco.
Na Redacção do CONTACTO somos todos a favor do direito de voto dos estrangeiros. É nas outras duas questões que as opiniões se dividem. Para mim, os argumentos para o “sim” à participação política são simples:
- Vivo, trabalho e pago impostos no Luxemburgo, é aqui que devo ter o direito de eleger o Parlamento que vota as leis que interferem directamente na minha vida. Contribuo laboral, financeira, económica e culturalmente para este país, não interessa a minha nacionalidade, não devo ter só deveres, mas também direitos, e participar na política nacional deve ser um deles. – Se um cidadão americano ou australiano, que nunca pôs os pés no Grão-Ducado, com um antepassado luxemburguês nascido depois de 1901, pode pedir a nacionalidade luxemburguesa e ter o direito de votar, de sobremaneira um estrangeiro que resida no Luxemburgo há anos e que já muito fez em prol do país deve usufruir do mesmo direito.
- Ao contrário do que muitos defendores do “não” alegam, o que está em causa não é o direito de ser eleito, mas o de eleger. Ouvi muitos defensores do “não” dizer que temem que os portugueses se organizem para eleger um partido português para o Governo. Que absurdo! As eleições comunais mostraram que os portugueses (em geral) votam da mesma forma que os luxemburgueses, em maioria no CSV. Quanto a ministros “estrangeiros” já os há no actual Governo e já os havia até no anterior, ou por acaso Gira, Gramegna, Braz e Di Bartolomeo são nomes “de gema” luxemburgueses? E então, qual o problema? Tudo isto é perfeitamente normal num país fortemente marcado há século e meio pela imigração.
- Aos que preconizam que para se poder votar é preciso ser luxemburguês e/ou dominar o luxemburguês, que é a língua da política, eu respondo: muitos já se naturalizaram e continuam a não dominar a língua. Depois, a língua da política é também, muitas vezes, o francês. A Constituição do Luxemburgo está em francês (boa sorte aos constitucionalistas que pretendam redigir a Constituição em luxemburguês) e na Câmara dos Deputados a maioria das questões parlamentares é redigida em francês.
- Atribuir o direito de voto a um estrangeiro que resida há vários anos no país é um passo para uma maior integração, porque é um sinal de aceitação e de mútuo reconhecimento. Para mim esta palavra – reconhecimento – é determinante para a coabitação, a coesão e a paz sociais, porque surge em oposição a “ressentimento”, que provoca o recuo identitário e fissuras na sociedade, com as consequências que todos conhecemos.
- Dar o direito de voto aos estrangeiros não mudará na sua essência, nem o Luxemburgo, nem a política do país, mas restabelecerá um pouco de equidade social e equilibrará o défice democrático de que o Grão-Ducado padece.
- Não é por se dar a possibilidade aos não-luxemburgueses de votar que o país mudará na sua cultura ou identitadade: o Luxemburgo já está em mutação há décadas, “graças”, e não “por causa” da imigração. E isto não deve ser visto como um problema, antes como uma mais-valia. A diversidade enriquece, saibamos aproveitar a oportunidade que a História nos dá. Hoje, o Luxemburgo somos todos nós, e isso também se deve reflectir no sufrágio para o Parlamento.
José Luís Correia
in CONTACTO, 03/'06/2015
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quarta-feira, 7 de janeiro de 2015
Editorial no CONTACTO: "Todos migrantes, todos iguais"
Os portugueses conquistaram Ceuta há exactamente 600 anos. É considerado um feito, tanto que marca o início dos Descobrimentos Portugueses, que deram a Portugal uma era de glória e um lugar na História. Seis séculos depois, no mesmo local, há novas batalhas a serem travadas, novas ameias a serem abalroadas. De novo, a batalha coloca frente a frente europeus e não-europeus, desta vez não são mouros mas subsaarianos, desta vez não somos nós que queremos lá chegar, são eles a quererem chegar até nós.
Seria apenas uma ironia da História, considerando que nos servimos de África e dos africanos durante séculos e agora não os queremos cá deixar entrar, se não fosse mais grave do que isso, uma verdadeira catástrofe humanitária às portas da Europa.
Há várias imagens que me chocaram em 2014. A primeira é uma foto de um ’green’, não sei se em Ceuta ou em Melilla, onde turistas europeus continuam a jogar golfe impassíveis ao sofrimento de um grupo de africanos pendurados numa cerca de arame farpado de sete metros de altura, mesmo ali ao lado, que separa o enclave espanhol de Marrocos.
A sua entrada na Europa foi impedida, mas ficam ali suspensos na ilusão de que enquanto estão lá em cima a polícia não os pode mandar para trás, para uma vida de guerra e de miséria. Podem ficar ali empoleirados horas ou dias, até que caem de cansaço ou de desidratação e a polícia já só tem de os “colher”.
Assaltam a cerca às centenas, na esperança de que nem a polícia espanhola nem marroquina os consiga apanhar todos. Muitos são espezinhados pela confusão, matraqueados ou mesmo abatidos pelos agentes. Os outros, os que conseguem pular a vedação, munidos de pregos nos ténis para se agarrarem melhor à cerca metálica, e fugir num jogo do gato e do rato à polícia, chegam ao centro de acolhimento para imigrantes e sabem que, a partir dali, a Espanha é obrigada a reconhecê-los como imigrantes ilegais.
Em muitos casos, a Espanha tenta repatriá-los, mas como não existem acordos a este nível entre Madrid e a maioria dos países de onde provêm estes clandestinos, alguns acabam por ter uma autorização de estadia em Espanha, ou seja, na Europa.
A outra imagem que me chocou é a de um cruzeiro no Mediterrâneo com três mil turistas a bordo, que passa ao lado de um cargueiro que transporta malianos e costa-marfinenses. Uns viajam em primeira classe, os outros vão trancados no porão. Como há 500 anos. Os primeiros pagaram dois mil euros para se divertir na costa de África, os segundos pagaram seis mil euros para fugir dela. O mare nostrum não é o mesmo para todos.
Talvez a imagem dos dois navios a cruzarem-se apenas exista na minha imaginação, mas com certeza aconteceu na realidade mais do que uma vez. Os primeiros terão fotos e souvenirs das férias, os segundos vão afogar-se às dezenas – homens, mulheres e crianças –, a apenas alguns quilómetros das costas europeias, quando os passadores abandonarem o navio para fugir da polícia marítima grega ou italiana.
Evitar que esta catástrofe humanitária alastre é o desafio crucial da UE. Por exemplo, lutar contra os passadores, na Turquia ou noutros países, que ganham fortunas; condenar os proprietários dos navios, cúmplices deste tráfico; fazer campanhas de sensibilização e de informação nos países de origem dos imigrantes. Mas a UE fecha-se em copas, em fortaleza, e enxota estes imigrantes como moscas e sonha com uma “imigração escolhida”, à canadiana ou à australiana. Mas nem o Canadá nem a Austrália têm um continente inteiro minado pela miséria e pela guerra, muitas vezes alimentadas por interesses europeus, a irromper-lhes porta dentro.
Face a esta imigração não desejada em época de crise económica profunda, assistimos em muitos países ao avanço da extrema-direita. E a um recuo da tolerância.
Como aquilo a que assisti na página Facebook do CONTACTO e que também me chocou, quando um grupo de albaneses e montenegrinos foi expulso do Luxemburgo no final de Novembro. Alguns leitores mostravam-se indignados com o facto de a polícia ter ido buscar uma aluna albanesa dentro do recinto da escola, para a repatriar. Outros pediam mais expulsões e o fecho das fronteiras. Eu vi até portugueses, que justificam estar há décadas no Luxemburgo, para fazer comentários contra os “novos portugueses”, que “ainda agora chegaram” e “já a sabem toda”, e que “deviam era voltar para Portugal”. Há intolerância mais absurda?
Há várias perguntas às quais não consigo responder: o que nos torna a nós portugueses mais legítimos do que outros para podermos estar no Luxemburgo? Não viemos também nós à procura de uma vida melhor, para escapar à guerra e à miséria, primeiro, e à crise, nos últimos anos? O que torna a emigração do meu pai – que fugiu à guerra, deu “o salto” e atravessou ilegalmente a Espanha a pé, também ele escapando aos “carabineros” – mais legítima do que um africano que tenta pular o arame farpado em Ceuta ou Melilla? Não somos todos migrantes?
Espanta-me que o Luxemburgo – cujo Governo integra um primeiro-ministro com origens francesas, russas e polacas, um ministro da Justiça luso-descendente e onde até o primeiro cidadão do país (presidente do Parlamento) é filho de imigrantes italianos, tendo dois terços da população antepassados estrangeiros –, não saiba tratar de forma mais humana esta questão do repatriamento de ilegais.
Se o problema fosse apenas com os recém-chegados. A ferida é mais profunda e se não for sarada, alastrará. Estrangeiro continua a ser, para muita gente, sinónimo de desconfiança, mesmo num país com 46% de não-nacionais. Ninguém imigra porque quer, mas porque é empurrado a isso. Muitos dizem integração mas pensam assimilação e não entendem que na integração os esforços têm de vir de ambos os lados.
Ao criarmos anticorpos na escola e na sociedade contra os estrangeiros, ilegais ou não, é o nosso próprio futuro que estamos a hipotecar.
Em França, os filhos dos aparentemente bem integrados (assimilados!) imigrantes muçulmanos da primeira geração não se identificam com os valores republicanos, sentem-se marginalizados pelo sistema, e muitos optam pela criminalidade ou, pior, pelas fileiras dos terroristas islâmicos. Tivemos recentemente um caso semelhante no Luxemburgo, com um jovem português de Meispelt que aderiu ao Estado Islâmico. O que o fez converter-se ao Islão e depois radicalizar-se? O sistema escolar, uma integração falhada, sentiu-se incompreendido, deixado à margem?
Podem acusar-me de não falar dos exemplos de sucesso na imigração, há muitos, bem sei, e alguns até conheço pessoalmente. Mas não é por sentirmos orgulho desses que não nos devemos preocupar com os que se sentem deixados de parte.
“Migrantes somos todos”, gritavam os mexicanos clandestinos nos EUA contra os brancos que protestavam contra a legalização de cinco milhões de ilegais decidida por Barack Obama. Recordavam-lhes que até os antepassados deles tinham chegado de outros países, e que a América é primeiro dos nativos americanos. Mas até esses atravessaram o estreito de Bering para ali chegar. Quantas gerações é preciso recuar para sermos considerados legítimos numa terra? “A terra não pertence a ninguém”, acreditam os índios americanos. Talvez essa seja parte da resposta. Porque, afinal, nómadas éramos e continuamos a ser. Todos migrantes, todos iguais.
José Luís Correia, in CONTACTO, 07/01/2015
Seria apenas uma ironia da História, considerando que nos servimos de África e dos africanos durante séculos e agora não os queremos cá deixar entrar, se não fosse mais grave do que isso, uma verdadeira catástrofe humanitária às portas da Europa.
Há várias imagens que me chocaram em 2014. A primeira é uma foto de um ’green’, não sei se em Ceuta ou em Melilla, onde turistas europeus continuam a jogar golfe impassíveis ao sofrimento de um grupo de africanos pendurados numa cerca de arame farpado de sete metros de altura, mesmo ali ao lado, que separa o enclave espanhol de Marrocos.
A sua entrada na Europa foi impedida, mas ficam ali suspensos na ilusão de que enquanto estão lá em cima a polícia não os pode mandar para trás, para uma vida de guerra e de miséria. Podem ficar ali empoleirados horas ou dias, até que caem de cansaço ou de desidratação e a polícia já só tem de os “colher”.
Assaltam a cerca às centenas, na esperança de que nem a polícia espanhola nem marroquina os consiga apanhar todos. Muitos são espezinhados pela confusão, matraqueados ou mesmo abatidos pelos agentes. Os outros, os que conseguem pular a vedação, munidos de pregos nos ténis para se agarrarem melhor à cerca metálica, e fugir num jogo do gato e do rato à polícia, chegam ao centro de acolhimento para imigrantes e sabem que, a partir dali, a Espanha é obrigada a reconhecê-los como imigrantes ilegais.
Em muitos casos, a Espanha tenta repatriá-los, mas como não existem acordos a este nível entre Madrid e a maioria dos países de onde provêm estes clandestinos, alguns acabam por ter uma autorização de estadia em Espanha, ou seja, na Europa.
A outra imagem que me chocou é a de um cruzeiro no Mediterrâneo com três mil turistas a bordo, que passa ao lado de um cargueiro que transporta malianos e costa-marfinenses. Uns viajam em primeira classe, os outros vão trancados no porão. Como há 500 anos. Os primeiros pagaram dois mil euros para se divertir na costa de África, os segundos pagaram seis mil euros para fugir dela. O mare nostrum não é o mesmo para todos.
Talvez a imagem dos dois navios a cruzarem-se apenas exista na minha imaginação, mas com certeza aconteceu na realidade mais do que uma vez. Os primeiros terão fotos e souvenirs das férias, os segundos vão afogar-se às dezenas – homens, mulheres e crianças –, a apenas alguns quilómetros das costas europeias, quando os passadores abandonarem o navio para fugir da polícia marítima grega ou italiana.
Evitar que esta catástrofe humanitária alastre é o desafio crucial da UE. Por exemplo, lutar contra os passadores, na Turquia ou noutros países, que ganham fortunas; condenar os proprietários dos navios, cúmplices deste tráfico; fazer campanhas de sensibilização e de informação nos países de origem dos imigrantes. Mas a UE fecha-se em copas, em fortaleza, e enxota estes imigrantes como moscas e sonha com uma “imigração escolhida”, à canadiana ou à australiana. Mas nem o Canadá nem a Austrália têm um continente inteiro minado pela miséria e pela guerra, muitas vezes alimentadas por interesses europeus, a irromper-lhes porta dentro.
Face a esta imigração não desejada em época de crise económica profunda, assistimos em muitos países ao avanço da extrema-direita. E a um recuo da tolerância.
Como aquilo a que assisti na página Facebook do CONTACTO e que também me chocou, quando um grupo de albaneses e montenegrinos foi expulso do Luxemburgo no final de Novembro. Alguns leitores mostravam-se indignados com o facto de a polícia ter ido buscar uma aluna albanesa dentro do recinto da escola, para a repatriar. Outros pediam mais expulsões e o fecho das fronteiras. Eu vi até portugueses, que justificam estar há décadas no Luxemburgo, para fazer comentários contra os “novos portugueses”, que “ainda agora chegaram” e “já a sabem toda”, e que “deviam era voltar para Portugal”. Há intolerância mais absurda?
Há várias perguntas às quais não consigo responder: o que nos torna a nós portugueses mais legítimos do que outros para podermos estar no Luxemburgo? Não viemos também nós à procura de uma vida melhor, para escapar à guerra e à miséria, primeiro, e à crise, nos últimos anos? O que torna a emigração do meu pai – que fugiu à guerra, deu “o salto” e atravessou ilegalmente a Espanha a pé, também ele escapando aos “carabineros” – mais legítima do que um africano que tenta pular o arame farpado em Ceuta ou Melilla? Não somos todos migrantes?
Espanta-me que o Luxemburgo – cujo Governo integra um primeiro-ministro com origens francesas, russas e polacas, um ministro da Justiça luso-descendente e onde até o primeiro cidadão do país (presidente do Parlamento) é filho de imigrantes italianos, tendo dois terços da população antepassados estrangeiros –, não saiba tratar de forma mais humana esta questão do repatriamento de ilegais.
Se o problema fosse apenas com os recém-chegados. A ferida é mais profunda e se não for sarada, alastrará. Estrangeiro continua a ser, para muita gente, sinónimo de desconfiança, mesmo num país com 46% de não-nacionais. Ninguém imigra porque quer, mas porque é empurrado a isso. Muitos dizem integração mas pensam assimilação e não entendem que na integração os esforços têm de vir de ambos os lados.
Ao criarmos anticorpos na escola e na sociedade contra os estrangeiros, ilegais ou não, é o nosso próprio futuro que estamos a hipotecar.
Em França, os filhos dos aparentemente bem integrados (assimilados!) imigrantes muçulmanos da primeira geração não se identificam com os valores republicanos, sentem-se marginalizados pelo sistema, e muitos optam pela criminalidade ou, pior, pelas fileiras dos terroristas islâmicos. Tivemos recentemente um caso semelhante no Luxemburgo, com um jovem português de Meispelt que aderiu ao Estado Islâmico. O que o fez converter-se ao Islão e depois radicalizar-se? O sistema escolar, uma integração falhada, sentiu-se incompreendido, deixado à margem?
Podem acusar-me de não falar dos exemplos de sucesso na imigração, há muitos, bem sei, e alguns até conheço pessoalmente. Mas não é por sentirmos orgulho desses que não nos devemos preocupar com os que se sentem deixados de parte.
“Migrantes somos todos”, gritavam os mexicanos clandestinos nos EUA contra os brancos que protestavam contra a legalização de cinco milhões de ilegais decidida por Barack Obama. Recordavam-lhes que até os antepassados deles tinham chegado de outros países, e que a América é primeiro dos nativos americanos. Mas até esses atravessaram o estreito de Bering para ali chegar. Quantas gerações é preciso recuar para sermos considerados legítimos numa terra? “A terra não pertence a ninguém”, acreditam os índios americanos. Talvez essa seja parte da resposta. Porque, afinal, nómadas éramos e continuamos a ser. Todos migrantes, todos iguais.
José Luís Correia, in CONTACTO, 07/01/2015
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quarta-feira, 21 de março de 2012
À conversa com os escritores José Luís Peixoto e Altina Ribeiro
Emigração, filha bastarda da literatura portuguesa
A emigração portuguesa vista por José Luís Peixoto e Altina Ribeiro. Duas gerações, duas experiências, dois livros sobre um tema que a literatura portuguesa ainda enjeita, lamentam os dois escritores.
A conferência com os escritores José Luís Peixoto e Altina Ribeiro, no domingo, no Salão do Livro do Festival das Migrações, acabou por ser totalmente dominada pelo tema da emigração. Ou não fossem os mais recentes romances dos dois autores dedicados a esse tema.
No caso de Altina Ribeiro, tanto o seu primeiro livro "Le fado comme seul bagage" (que vai ser adaptado para cinema por Anna da Palma), como o segundo, "Alice au pays de Salazar", falam da emigração. No primeiro fala de como emigrou para Paris com os pais, aos 9 anos, em 1969. O segundo é a história de uma amiga, que lhe pediu para contar em livro a sua experiência da emigração.
No seu último romance, intitulado "Livro", José Luís Peixoto inspira-se na emigração dos pais para França, também nos anos 60. "A emigração para mim é a história antes de mim, porque eles regressaram a Portugal após o 25 de Abril e eu nasci em Setembro de 1974", diz.
Altina resume o seu primeiro livro, no qual fala de como se sentiu desenraizada, de como descobriu a electricidade pela primeira vez, do "décalage" intergeracional com os pais, da emigração clandestina, dos "bidonsvilles" (bairros de lata). Recorda como o pai foi "a salto" para França, quase dois mil quilómetros a pé e em camiões de gado. Altina tinha dois anos e recorda que não reconhecia o pai quando este voltava a Portugal. "Quando vinha, o meu pai era um estranho, eu até ficava aliviada quando ele se ia embora".
Para Peixoto, a emigração era o que ouvia das conversas entre os pais e as irmãs. Eram as "auto-rutas", os "auto-buses", os "fogos-ruges", os "magasins", uma linguagem codificada e misteriosa para a criança que José Luís era, confiou no altura em que lançou o livro, em 2010. "Quando falavam de França, eu ficava de fora". "Há muitos filhos de emigrantes que vão para Portugal para descobrir o país dos pais. Este 'Livro' é para mim o caminho inverso, sou eu a tentar descobrir a emigração que os meus pais viveram. E também foi para me descobrir a mim próprio. Sou da geração que se define pelo que não viveu: a ditadura, a revolução, a emigração, a guerra colonial. Graças a este livro percebi o contexto em que nasci".
Peixoto conta que a reacção que o "Livro" recebeu fez-lhe perceber que em Portugal se precisava de falar deste tema. "Algumas pessoas perguntaram-me se eu tinha feito muita pesquisa para escrever este livro. Parece que não se dão conta que a emigração ainda é uma realidade". E lamenta que nem os antigos emigrantes falem, nem o resto da população, para quem a emigração parece um acto consumado, quando esta nunca realmente cessou. "Não há muitos romances sobre a emigração portuguesa e isso é inacreditável, quando um milhão e meio de portugueses emigrou para França nos anos 60 e 70. A literatura portuguesa raramente aborda o assunto, é tabu, não se fala e há sobretudo muitos clichés", critica o escritor. "Não há uma relação pacífica com este tema. Eu não sabia que havia dificuldades em Portugal para falar nisto. Para mim foi fácil, porque não o vivi. Mas penso que escrever sobre isso pode tornar mais sã a nossa relação com o passado. Em Portugal temos um problema com muitas questões do nosso passado, não só com a emigração".
"Os emigrantes merecem um reconhecimento porque construiram dois países, o país que deixaram e para onde enviavam dinheiro, e o país onde trabalharam. Admiro-os porque se lançaram no desconhecido e seguiram os seus sonhos. Quem segue os seus sonhos faz o mundo avançar".
"O meu primeiro livro é uma homenagem aos meus pais e a todos os emigrantes", diz também Altina. "Eles não sabiam escrever, não tinham meios para contar essa experiência, essa dor, então contei-a eu".
Na sua relação com a emigração como noutros domínios, Peixoto considera que Portugal é "bipolar".
"Acho que o país precisa de uma psicanálise. Num dia, somos os maiores, não há Expo como a nossa, vamos ganhar o Mundial de Futebol. No outro, somos os mais desgraçadinhos". Para o escritor, Portugal "evoluiu demasiado depressa" no último meio século. "A imagem do país deixou de ser a velhinha vestida de preto e com bigode, para passar a ser a ponte Vasco da Gama. Não percebo porque temos orgulho numa coisa, e esquecemos e escondemos a outra. As duas coisas coabitam, essa velhinha de bigode é a nossa avó, e é muito triste ter vergonha da nossa avó. Temos que encontrarmo-nos como país nesses dois pólos", aconselha José Luís Peixoto ao deitar o país no divã.
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CONTACTO: É a segunda vez que vem ao Luxemburgo...
José Luís Peixoto: É a terceira! A primeira vez foi há 20 anos com os meus pais, viemos de carro e parámos aqui uma tarde... A segunda foi em 2009 para a Primavera dos Poetas e esta é a terceira vez.
CONT.: Como foi esta visita, no âmbito do Festival das Migrações?
J.L.P.: Este festival deu-me a imagem da sociedade multicultural que o Luxemburgo é.
CONT.: O contacto com os seus leitores de cá foi gratificante?
JLP: Desta vez aconteceu algo que nunca me tinha acontecido ainda no estrangeiro, que foi encontrar realmente muitas pessoas que já conheciam os meus livros. O meu último romance ["Livro"] toca a realidade da emigração portuguesa e foi muito gratificante perceber que o livro tinha chegado a algumas destas pessoas. Foi como lhes devolver algo que me deram de cada vez que estive com portugueses fora de Portugal.
CONT.: Nesse seu livro fala da emigração, inspirando-se na experiência que os seus pais tiveram em França nos anos 1960 e que faz parte da história "antes de si", como costuma dizer. Mas quando foi professor em Cabo Verde, também viveu a emigração...
JLP: Estive lá apenas um ano e meio, e não considero que tivesse sido uma experiência de emigração. Primeiro, porque nunca pensei em ficar lá muito tempo, depois porque era um país de língua portuguesa, com muitas referências idênticas a Portugal, e não acho que seja comparável... A distância, claro, fez aperceber-me que só damos valor a certas coisas quando estamos longe.
CONT.: O miúdo que escrevia para o DN Jovem nos anos 1990, imaginava um dia viajar pelo mundo para falar dos seus livros?
JLP: Não imaginava e confesso que nem sequer me permitia sonhar tanto. Eu tinha vontade de publicar livros, ter leitores e a escrita sempre na minha vida. Hoje, vivo coisas que nunca imaginei, como chegar aqui e encontrar pessoas que já leram o que escrevi, isso é fascinante. Enquanto escrevia nunca imaginei que pudesse ser esse o destino daquilo que escrevia. Mas, é verdade que escrever comporta essa transcendência, é lançar palavras para um horizonte que nunca conseguimos muito bem controlar.
CONT.: Hoje escreve pelas mesmas razões pelas quais escrevia na adolescência?
JLP: Tento não perder de vista as razões que me levavam a escrever quando era adolescente, porque eram de um grande entusiasmo e pureza, que é muito importante manter. Crescer não significa recusar aquilo que fomos. Há características que importa nunca perder, como a capacidade de acreditar.
CONT.: Foi difícil vingar como escritor?
JLP: O primeiro livro que publiquei, que não considero um romance, chama-se "Morreste-me" (2000), e foi lançado em edição de autor. Já tinha escrito aquele que viria a ser o meu primeiro romance, "Nenhum Olhar" (2000), e andava à procura de editor de uma forma muito simples, enviando manuscritos pelo correio. E não foi realmente muito fácil: ou não recebia respostas positivas ou não recebia resposta nenhuma. Foi assim durante cerca de um ano, até que recebi finalmente uma resposta de uma editora e as coisas evoluiram. Depois veio o Prémio Saramago em 2001 e um reconhecimento a vários níveis. Sinto que, mesmo que nada disso tivesse acontecido, eu teria continuado a escrever. Talvez escrevesse algo diferente, a minha vida teria sido talvez diferente. Mas, penso que essas dificuldades até foram positivas, porque são as dificuldades que nos fazem sentir a realização no momento em que as conseguimos ultrapassar.
CONT: Mas também passou por momentos muito difíceis...
JLP: Esse tempo das dificuldades não foi enquanto escritor que as vivi, mas como professor, porque por vezes havia ordenados em atraso. Curiosamente quando passei do ensino para a escrita, foi passar para uma actividade instável, como é a escrita, mas vindo de uma actividade que não é particularmente estável, como é o ensino em Portugal. Os primeiros tempos não foram muito fáceis, porque ainda não escrevia para os jornais e as revistas com que colaboro hoje, nem tinha tantas solicitações. Mas, a pouco e pouco e com muito trabalho, as coisas foram-se consolidando. Hoje, a escrita passou a ser uma ocupação que, em termos de segurança, me permite viver de uma forma que acaba por ser muito mais estável do que se tivesse continuado no ensino, porque olho para os meus colegas e vejo a situação em que estão.
CONT.: Quer dizer que se pudesse falar hoje com o José Luís Peixoto que escrevia para o DN Jovem lhe diria para continuar a acreditar no sonho de escrever?
JLP: (Risos) Sim, sim, sem dúvida... Eu tenho a grande sorte de ter descoberto, muito claramente, o que queria fazer, que era escrever. Nunca escrevi porque não pudesse fazer outra coisa, mas porque era exactamente isso que queria fazer. Hoje, continuo a ter o privilégio imenso de poder desenvolver a minha vida profissional nessa área.
CONT: Escreve poesia, teatro, ficção. Sente-se mais confortável em que disciplina?
JLP: Cada uma dessas áreas dá-me um prazer diferente e aprendo com todas elas lições que utilizo depois em todas as outras. Hoje, os romances têm um lugar muito importante para mim. São como pilares de um templo que determinam a cronologia da minha vida. O romance é um género particularmente exigente, que obriga a uma vivência bastante intensa das personagens, das situações, e isso faz com que se misture muito com as impressões que estou a viver em cada momento. Por isso, cada romance é uma experiências muito sentida.
CONT.: Confiaram-me que aqui no Luxemburgo tem tentado escapar ao programa da estadia para tentar escrever ao máximo. Podemos esperar uma ficção cujo teatro é o Grão-Ducado?
JLP: Já escrevi dois textos no Luxemburgo e espero escrever mais. Nunca se é completamente imune ao lugar onde se está. No entanto, não penso que vou escrever sobre o Luxemburgo, até porque escrever sobre algo necessita de uma certa reflexão e de um certo distanciamento. Penso que as visitas ao Luxemburgo, a darem algum fruto, será depois de eu as maturar bem.
CONT.: Está a trabalhar nalgum novo romance?
JLP: Sim, tenho sempre um romance em preparação, pelo menos na cabeça, mas não quero ainda revelar muito sobre isso...
Posso dizer que em Abril vou publicar, pela primeira vez, um livro infantil. É para leitores muito sinceros, por isso estou um pouco ansioso. Até agora nunca tive que pensar que estava a escrever para uma faixa etária específica, mesmo se escrevia principalmente para adultos.
CONT.: E já testou em casa, com o seu filho de seis anos?
JLP: Sim, já testei (risos), várias vezes até!
CONT: E o que anda a ler neste momento?
JLP: Estou a ler "A arte de viajar", de Alain de Botton.
A emigração portuguesa vista por José Luís Peixoto e Altina Ribeiro. Duas gerações, duas experiências, dois livros sobre um tema que a literatura portuguesa ainda enjeita, lamentam os dois escritores.
A conferência com os escritores José Luís Peixoto e Altina Ribeiro, no domingo, no Salão do Livro do Festival das Migrações, acabou por ser totalmente dominada pelo tema da emigração. Ou não fossem os mais recentes romances dos dois autores dedicados a esse tema.
No caso de Altina Ribeiro, tanto o seu primeiro livro "Le fado comme seul bagage" (que vai ser adaptado para cinema por Anna da Palma), como o segundo, "Alice au pays de Salazar", falam da emigração. No primeiro fala de como emigrou para Paris com os pais, aos 9 anos, em 1969. O segundo é a história de uma amiga, que lhe pediu para contar em livro a sua experiência da emigração.
No seu último romance, intitulado "Livro", José Luís Peixoto inspira-se na emigração dos pais para França, também nos anos 60. "A emigração para mim é a história antes de mim, porque eles regressaram a Portugal após o 25 de Abril e eu nasci em Setembro de 1974", diz.
Altina resume o seu primeiro livro, no qual fala de como se sentiu desenraizada, de como descobriu a electricidade pela primeira vez, do "décalage" intergeracional com os pais, da emigração clandestina, dos "bidonsvilles" (bairros de lata). Recorda como o pai foi "a salto" para França, quase dois mil quilómetros a pé e em camiões de gado. Altina tinha dois anos e recorda que não reconhecia o pai quando este voltava a Portugal. "Quando vinha, o meu pai era um estranho, eu até ficava aliviada quando ele se ia embora".
Para Peixoto, a emigração era o que ouvia das conversas entre os pais e as irmãs. Eram as "auto-rutas", os "auto-buses", os "fogos-ruges", os "magasins", uma linguagem codificada e misteriosa para a criança que José Luís era, confiou no altura em que lançou o livro, em 2010. "Quando falavam de França, eu ficava de fora". "Há muitos filhos de emigrantes que vão para Portugal para descobrir o país dos pais. Este 'Livro' é para mim o caminho inverso, sou eu a tentar descobrir a emigração que os meus pais viveram. E também foi para me descobrir a mim próprio. Sou da geração que se define pelo que não viveu: a ditadura, a revolução, a emigração, a guerra colonial. Graças a este livro percebi o contexto em que nasci".
Peixoto conta que a reacção que o "Livro" recebeu fez-lhe perceber que em Portugal se precisava de falar deste tema. "Algumas pessoas perguntaram-me se eu tinha feito muita pesquisa para escrever este livro. Parece que não se dão conta que a emigração ainda é uma realidade". E lamenta que nem os antigos emigrantes falem, nem o resto da população, para quem a emigração parece um acto consumado, quando esta nunca realmente cessou. "Não há muitos romances sobre a emigração portuguesa e isso é inacreditável, quando um milhão e meio de portugueses emigrou para França nos anos 60 e 70. A literatura portuguesa raramente aborda o assunto, é tabu, não se fala e há sobretudo muitos clichés", critica o escritor. "Não há uma relação pacífica com este tema. Eu não sabia que havia dificuldades em Portugal para falar nisto. Para mim foi fácil, porque não o vivi. Mas penso que escrever sobre isso pode tornar mais sã a nossa relação com o passado. Em Portugal temos um problema com muitas questões do nosso passado, não só com a emigração".
"Os emigrantes merecem um reconhecimento porque construiram dois países, o país que deixaram e para onde enviavam dinheiro, e o país onde trabalharam. Admiro-os porque se lançaram no desconhecido e seguiram os seus sonhos. Quem segue os seus sonhos faz o mundo avançar".
"O meu primeiro livro é uma homenagem aos meus pais e a todos os emigrantes", diz também Altina. "Eles não sabiam escrever, não tinham meios para contar essa experiência, essa dor, então contei-a eu".
Na sua relação com a emigração como noutros domínios, Peixoto considera que Portugal é "bipolar".
"Acho que o país precisa de uma psicanálise. Num dia, somos os maiores, não há Expo como a nossa, vamos ganhar o Mundial de Futebol. No outro, somos os mais desgraçadinhos". Para o escritor, Portugal "evoluiu demasiado depressa" no último meio século. "A imagem do país deixou de ser a velhinha vestida de preto e com bigode, para passar a ser a ponte Vasco da Gama. Não percebo porque temos orgulho numa coisa, e esquecemos e escondemos a outra. As duas coisas coabitam, essa velhinha de bigode é a nossa avó, e é muito triste ter vergonha da nossa avó. Temos que encontrarmo-nos como país nesses dois pólos", aconselha José Luís Peixoto ao deitar o país no divã.
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Entrevista com José Luís Peixoto
"Cada romance é uma experiência muito sentida"
CONTACTO: É a segunda vez que vem ao Luxemburgo...
José Luís Peixoto: É a terceira! A primeira vez foi há 20 anos com os meus pais, viemos de carro e parámos aqui uma tarde... A segunda foi em 2009 para a Primavera dos Poetas e esta é a terceira vez.
CONT.: Como foi esta visita, no âmbito do Festival das Migrações?
J.L.P.: Este festival deu-me a imagem da sociedade multicultural que o Luxemburgo é.
CONT.: O contacto com os seus leitores de cá foi gratificante?
JLP: Desta vez aconteceu algo que nunca me tinha acontecido ainda no estrangeiro, que foi encontrar realmente muitas pessoas que já conheciam os meus livros. O meu último romance ["Livro"] toca a realidade da emigração portuguesa e foi muito gratificante perceber que o livro tinha chegado a algumas destas pessoas. Foi como lhes devolver algo que me deram de cada vez que estive com portugueses fora de Portugal.
CONT.: Nesse seu livro fala da emigração, inspirando-se na experiência que os seus pais tiveram em França nos anos 1960 e que faz parte da história "antes de si", como costuma dizer. Mas quando foi professor em Cabo Verde, também viveu a emigração...
JLP: Estive lá apenas um ano e meio, e não considero que tivesse sido uma experiência de emigração. Primeiro, porque nunca pensei em ficar lá muito tempo, depois porque era um país de língua portuguesa, com muitas referências idênticas a Portugal, e não acho que seja comparável... A distância, claro, fez aperceber-me que só damos valor a certas coisas quando estamos longe.
CONT.: O miúdo que escrevia para o DN Jovem nos anos 1990, imaginava um dia viajar pelo mundo para falar dos seus livros?
JLP: Não imaginava e confesso que nem sequer me permitia sonhar tanto. Eu tinha vontade de publicar livros, ter leitores e a escrita sempre na minha vida. Hoje, vivo coisas que nunca imaginei, como chegar aqui e encontrar pessoas que já leram o que escrevi, isso é fascinante. Enquanto escrevia nunca imaginei que pudesse ser esse o destino daquilo que escrevia. Mas, é verdade que escrever comporta essa transcendência, é lançar palavras para um horizonte que nunca conseguimos muito bem controlar.
CONT.: Hoje escreve pelas mesmas razões pelas quais escrevia na adolescência?
JLP: Tento não perder de vista as razões que me levavam a escrever quando era adolescente, porque eram de um grande entusiasmo e pureza, que é muito importante manter. Crescer não significa recusar aquilo que fomos. Há características que importa nunca perder, como a capacidade de acreditar.
CONT.: Foi difícil vingar como escritor?
JLP: O primeiro livro que publiquei, que não considero um romance, chama-se "Morreste-me" (2000), e foi lançado em edição de autor. Já tinha escrito aquele que viria a ser o meu primeiro romance, "Nenhum Olhar" (2000), e andava à procura de editor de uma forma muito simples, enviando manuscritos pelo correio. E não foi realmente muito fácil: ou não recebia respostas positivas ou não recebia resposta nenhuma. Foi assim durante cerca de um ano, até que recebi finalmente uma resposta de uma editora e as coisas evoluiram. Depois veio o Prémio Saramago em 2001 e um reconhecimento a vários níveis. Sinto que, mesmo que nada disso tivesse acontecido, eu teria continuado a escrever. Talvez escrevesse algo diferente, a minha vida teria sido talvez diferente. Mas, penso que essas dificuldades até foram positivas, porque são as dificuldades que nos fazem sentir a realização no momento em que as conseguimos ultrapassar.
CONT: Mas também passou por momentos muito difíceis...
JLP: Esse tempo das dificuldades não foi enquanto escritor que as vivi, mas como professor, porque por vezes havia ordenados em atraso. Curiosamente quando passei do ensino para a escrita, foi passar para uma actividade instável, como é a escrita, mas vindo de uma actividade que não é particularmente estável, como é o ensino em Portugal. Os primeiros tempos não foram muito fáceis, porque ainda não escrevia para os jornais e as revistas com que colaboro hoje, nem tinha tantas solicitações. Mas, a pouco e pouco e com muito trabalho, as coisas foram-se consolidando. Hoje, a escrita passou a ser uma ocupação que, em termos de segurança, me permite viver de uma forma que acaba por ser muito mais estável do que se tivesse continuado no ensino, porque olho para os meus colegas e vejo a situação em que estão.
CONT.: Quer dizer que se pudesse falar hoje com o José Luís Peixoto que escrevia para o DN Jovem lhe diria para continuar a acreditar no sonho de escrever?
JLP: (Risos) Sim, sim, sem dúvida... Eu tenho a grande sorte de ter descoberto, muito claramente, o que queria fazer, que era escrever. Nunca escrevi porque não pudesse fazer outra coisa, mas porque era exactamente isso que queria fazer. Hoje, continuo a ter o privilégio imenso de poder desenvolver a minha vida profissional nessa área.
CONT: Escreve poesia, teatro, ficção. Sente-se mais confortável em que disciplina?
JLP: Cada uma dessas áreas dá-me um prazer diferente e aprendo com todas elas lições que utilizo depois em todas as outras. Hoje, os romances têm um lugar muito importante para mim. São como pilares de um templo que determinam a cronologia da minha vida. O romance é um género particularmente exigente, que obriga a uma vivência bastante intensa das personagens, das situações, e isso faz com que se misture muito com as impressões que estou a viver em cada momento. Por isso, cada romance é uma experiências muito sentida.
CONT.: Confiaram-me que aqui no Luxemburgo tem tentado escapar ao programa da estadia para tentar escrever ao máximo. Podemos esperar uma ficção cujo teatro é o Grão-Ducado?
JLP: Já escrevi dois textos no Luxemburgo e espero escrever mais. Nunca se é completamente imune ao lugar onde se está. No entanto, não penso que vou escrever sobre o Luxemburgo, até porque escrever sobre algo necessita de uma certa reflexão e de um certo distanciamento. Penso que as visitas ao Luxemburgo, a darem algum fruto, será depois de eu as maturar bem.
CONT.: Está a trabalhar nalgum novo romance?
JLP: Sim, tenho sempre um romance em preparação, pelo menos na cabeça, mas não quero ainda revelar muito sobre isso...
Posso dizer que em Abril vou publicar, pela primeira vez, um livro infantil. É para leitores muito sinceros, por isso estou um pouco ansioso. Até agora nunca tive que pensar que estava a escrever para uma faixa etária específica, mesmo se escrevia principalmente para adultos.
CONT.: E já testou em casa, com o seu filho de seis anos?
JLP: Sim, já testei (risos), várias vezes até!
CONT: E o que anda a ler neste momento?
JLP: Estou a ler "A arte de viajar", de Alain de Botton.
Texto e Entrevista: José Luís Correia
Fotos: Carlos de jesus
Fotos: Carlos de jesus
(in CONTACTO, 21/12/2011)
Rótulo :
emigração,
literatura
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