sebenta de anotações esparsas, pensamentos ociosos, reflexões cadentes, poemas difusos, introspecções de uma filosofia mais ou menos opaca dos meus dias (ou + reminiscências melómanas, translúcidas, intra e extra-sensoriais, erógenas, esquizofrénicas ou obsessivas dos meus dias)
-
cahier de notes éparses, pensées oisives, réflexions filantes, poèmes diffus, introspections d'une philosophie plus ou moins opaque de mes journées (ou + de réminiscences mélomanes, translucides, intra-sensorielles et extra-sensorielles, érogènes, schizophrènes ou obsessionnelles de mes journées)

quarta-feira, 10 de junho de 2015

La communauté portugaise au Luxembourg - une présence depuis 50 ans

En quelle année l’immigration portugaise a commencé, comment établir une date? Doit-on prendre en compte la date du premier pélerinage des portugais au sanctuaire de Notre-Dame de Fatima à Wiltz, qui a débuté en 1968? Ou la création de la première association portugaise, les Amitiés Portugal-Luxembourg (APL), en 1969? Ou encore la date des accords de 1971 entre les gouvernements du Luxembourg et du Portugal pour la venue de main-d’oeuvre portugaise? Est-ce qu’il y a eu d’autres évenements avant ceux-lá qui pourraient fixer le début de l’immigration portugaise? 

Dans la brochure “Les Portugais au Luxembourg”, l’ASTI publiait en 1992 l’acte de naissance d’une jeune fille portugaise née en 1928 au Grand-Duché, enfant d’un travailleur de l’Arbed. Au CONTACTO nous avons interviewé en 2010 Mme Maria Augusta Esteves, qui habite la région de la Moselle depuis 1955, et qui est venue au pays après s’être mariée avec un Luxembourgeois.

Les tous premiers Portugais sont arrivés au Luxembourg au début des années 1960. Selon la même brochure de l’ASTI, il y avait 26 portugais en 1960 au Luxembourg, mais ce chiffre ne reflète que ceux qui étaient ici officiellement, pas les clandestins. Leur nombre était sûrement beaucoup plus grand. Ces premiers temps, les portugais venaient surtout comme travailleurs saisonniers dans les vignobles de la Moselle. Mais nous savons, par exemple, que certains ont également aidés à la construction du port de Mertert, entre 1963 et 1965.

Est-ce qu’une demi-centaine de personnes dispersées constituent déjà une communauté? Dans son livre “Culture portugaise au Luxembourg” (1973), José Mendes-Costa, le premier consul portugais au Luxembourg, fait l’état des lieux du moment où il est arrivé au Grand-Duché, en 1965. Il écrit qu’avant 1965 il y avait déjà 758 portugais au Luxembourg et qu’en cette seule année de 1965 sont arrivés encore 740. Il parle également d’arrivés massives entre 1968 et 1969, entre 1.000 et 3.000 personnes. Entre 1965 et 1969 seraient donc arrivés au Luxembourg plus de 5.500 portugais, selon les registres de l’époque du Consulat du Portugal, comme Mendes-Costa mentionne dans son livre.

L’actuel Consulat portugais ne dispose malheureusement plus de ces archives. Toutefois, nous avons pu parler avec la première secrétaire du Consulat du Portugal au Luxembourg, Maria José Donven, qui confirme ces chiffres. “Quand j’ai quitté le Consulat en 1970, il y avait déjà près de 11.000 inscrits”, se rappelle Mme Donven - née Maria José Rodrigues de Abreu -, qui est arrivé au Luxembourg en 1963 et a aujourd’hui 71 ans.

Maria José a été recruté comme première secrétaire du Consulat du Portugal, car elle avait déjà était entre 1963 et 1965, l’assistante du consul-honoraire du Portugal à Luxembourg, M. Jean Turk [1919-2013], nommé à ce titre le 17 août 1959.

Le livre du consul Mendes-Costa nous révéle qu’à peu-près la moité - 5.400 portugais - seraient arrivés en cette année de 1970. Cependant, ce chiffre ne reflète pas la réalité, car tant qu’un citoyen portugais n’avait pas besoin d’aller au Consulat, il ne faisait, par consequent, pas partie du registre. Lá encore, le nombre a du être beaucoup plus conséquent. Ce qui est curieux ce sont les chiffres du Statec, qui font état de 1.913 portugais en 1970!

Revenons à 1965. C’est en cette année que nous trouvons la trace du premier évenement organisé par des Portugais. Le dimanche 13 juin 1965 a eu lieu la première Fête du Portugal au Luxembourg. Traditionnellement, le jour de la fête nationale portugaise est célébrée le 10 juin, jour de la mort du poète national, Luiz Vaz de Camões (~1524-10/06/1580).

Cette première fête fut célébrée lors d‘une messe à la cathédrale Notre-Dame de Luxembourg. La date va d’ailleurs être célébrée para la Mission Catholique Portugaise dimanche prochain, 14 juin 2015, à 17 heures, à l’eglise Sacré-Coeur, à Luxembourg-ville.

La messe à la Cathédrale a été suivi d’un déjeuner à la salle de fêtes Carrefour, qui à l’époque se trouvait au boulevard Royal. Nous retrouvons dans le Luxemburger Wort du 19 juin 1965 un article qui en parle. Sous le titre „Erste ‘Journée Portugaise’ in Luxemburg“, l’article explique que la fête a été organisé par M. Marcel Barnich, responsable du Service Social de la Main d’Oeuvre Etrangère (future Service Social de l’Immigration). Ce que le Luxemburger Wort ne dit pas, mais nous pouvons l’affirmer, c’est que M. Barnich a été aidé par M. Carlos de Pina, fondateur du journal CONTACTO.

Mme Heroína de Pina, veuve de M. Carlos de Pina, se souvient: “Mon mari est arrivé en mai 1964 au Luxembourg. Il connaissait déjà le pays car au Portugal il collaborait avec l’Action Catholique et il était déjà venu avec le père Plácido Guerné visiter le Grand-Duché. Il a travaillé comme éléctricien chez Soclair et après au grands magasins Sternberg Frères. Pendant son temps libre, il organisait des activités pour les Portugais. Il a été un des fondateurs des Amitiés Portugal-Luxembourg (1969) et du journal CONTACTO (1970). Et en 1965, c’est lui qui a eu l’idée d’organiser cette première Fête du Portugal. Il a demandé l’aide de M. Barnich, qui a tout de suite dit oui!”

Mme de Pina, qui a aujourd’hui 79 ans et vit à Mersch, nous montre une des photo de ses archives familiales.

“La seule photo qui existe devant la cathédrale avec les Portugais qui ont participé à cette messe a été faite par mon mari. C’est lui qui a envoyé une invitation pour la fête du 10 juin à l’ambassade du Portugal à Bruxelles et c’est Mendes-Costa, qui était à l’époque encore vice-consul à Anvers, qui est venu!”, nous explique M. de Pina, en nous montrant une copie de l’invitation et la réponse de Mendes-Costa. José Mendes-Costa sera nommé consul du Portugal à Luxembourg en 1966 et inaugurera le premier Consulat portugais au Grand-Duché en mars de la même année.

Dans l’article du Wort du 19 juin, nous lisons: “Pendant la fête furent montrés de films en couleur du Portugal, qui ont reveillés dans les coeurs des portugais des souvenirs de leur patrie. Il y a eu de la musique, des chanteurs et des danseurs portugais, luxembourgeois et cap-verdiens”. Ces derniers, à l’époque, avaient encore la nationalité portugaise, le Cap-Vert n’étant devenu indépendant qu’en 1975. Sur une des deux photos de l’article du Wort, la légende, qui serait aujourd’hui considérée politiquement incorrecte, dit qu’il y avait des “chanteurs à la peau sombre des îles du Cap Vert”.

Selon le Wort, les organisateurs espéraient une centaine de personnes et ont été surpris de voir arriver cinq fois plus de monde! L’article dit qu’à ce moment vivaient au Luxembourg peut-être 1.000 portugais, sans pour autant citer de source. Rappelons que dans son livre, Mendes-Costa dénombre en 1965 quelques 1.500 portugais au Grand-Duché.

L’article du Wort parle aussi de deux jeunes luxembourgeoises, la danseuse Melle Marie-Claire Winandy (élève de Mme Stenia Zapalowska, danseuse polonaise qui vivait à Luxembourg) et la chanteuse Melle Maggy Groff, qui ont reçu des “aplaudissements bruyants du public portugais”. Le journaliste du Wort nous livre également les propos de M. Barnich en s’adressant à ses convives: Il a remercié les Portugais d‘être venus si nombreux à la fête et au Luxembourg. Il a parlé du vrai besoin que le Luxembourg a en main d’oeuvre étrangère, et il a terminé en souhaitant la construction d’une Europe plus unie. La fête s’est terminé avec l’hymne national portugais”, conclut l’article.

Pouvons-nous assumer cette date comme le début de l’immigration portugaise au Luxembourg? Nous aimerions l’affirmer. En tout cas, une chose est sûre, les Portugais sont bel et bien lá depuis un demi-siècle et ont contribué d’une manière significative au développement du Grand-Duché.

José Luís CORREIA, chef d’édition au journal CONTACTO 
in Luxemburger Wort (pages 16-17), 10/06/2015

(version complète du texte qui est paru aujourd'hui dans le Wort)

Mon "Commentaire" aujourd'hui dans le Luxemburger Wort: "Après 50 ans d'immigration portugaise, 'intégration' reste le mot-clef"


Les premiers Portugais sont arrivés il y a un peu près 50 ans au Luxembourg. Après cinq decénnies d'immigration, il y a beaucoup à fêter: une bonne cohabitation, une assez bonne intégration des deuxièmes et troisièmes générations, un modèle de société qui permet une cohésion et une paix social uniques en Europe.

Si leur parents ont surtout travaillé dans les secteurs du bâtiment et du nettoyage, les Portugais d'aujourd'hui sont présents dans tous les secteurs d'activités: de la restauration à la grande distribution, des affaires aux professions libérales, jusque dans les administrations locales et nationales.

En décembre 2013, le premier ministre d'origine portugaise est entré au Gouvernement: Félix Braz. Pour beaucoup, il reste Portugais, pour d'autres il est tout à fait Luxembourgeois. C'est peut-être ça l'intégration réussie: être accepté comme égal par le pays d'accueil aussi bien que par la communauté d'origine.

L'ascenseur sociale ne fonctionne malheurseuement pas pour tous. Si les enfants portugais naissent ou arrivent en bas âge au pays, ils sont plus à même de réussir à l'école et, par conséquent, plus tard dans le monde du travail. Une vie réussie rime avec reconnaissance. Ceux qui arrivent plus tard rencontrent plus souvent des difficultés avec l'apprentissage des langues à l'école. L'échec scolaire ou le fait de devoir choisir un métier autre que celui dont on révait peuvent vite devenir synonyme d'échec personnel. Ce qui peux entraîner un rejet de la société ou le sentiment de vivre en marge. Ce ressentiment ne profite ni à la société, ni au jeune. Malheureusement, en 50 ans, nous n'avons pas encore su résoudre ce problème.

Il y a beaucoup d'autres chantiers, comme celui-ci, à défricher. Un autre a peut-être été ouvert dimanche dernier, avec le référendum.

Le "non" massif sur le droit de vote des étrangers a peut-être ouvert une plaie, qu'il ne faut pas laisser béante. Les uns se sont exprimer comme nation qui veut préserver sa langue et son identité. Les autres se sont senti rejetés, alors qu'ils vivent ici depuis des années. Des sentiments légitimes des deux côtés.

Après 50 ans, "intégration" reste le mot-clef pour maintenir la cohésion sociale, qui se fragilise. Mais l'intégration doit être perçu comme un effort que les deux côtés doivent fournir. Ne vivons pas dos à dos. Ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous sépare.


José Luís Correia, chef d'édition du journal CONTACTO
in Luxemburger Wort, 10/05/2015 

(texte complet de celui publié aujourd'hui dans le Luxemburger Wort) 

quarta-feira, 3 de junho de 2015

EDITORIAL in JORNAL CONTACTO: "Caros Luxemburgueses/Dear Luxemburgers"

Caros Luxemburgueses, o debate em torno do direito de voto dos estrangeiros nas legislativas, a referendar no domingo, tem incendiado a opinião pública nos últimos meses, como há muito não acontecia.

Monopolizou as atenções e quase fez esquecer que o referendo incluirá mais duas questões, uma sobre o limite dos mandatos no governo e a outra sobre o direito de voto a partir dos 16 anos.

A política desceu à rua. Ainda bem, devo dizer, as pessoas interessam-se habitualmente tão pouco pela política. Pena é que seja por uma questão que é vista como um direito óbvio para uns, mas que é vivida por outros como um ultraje máximo, o que justifica a luta aguerrida para defender o que consideram ser o último baluarte da soberania nacional: as eleições para a Câmara dos Deputados.

A legalização do aborto, da eutanásia ou do casamento homossexual geraram menos polémica. A última vez que vi os ânimos se exaltarem tanto foi durante a votação da dupla nacionalidade no Parlamento, em Outubro de 2008. Parecia que se estava a debater o fim da monarquia luxemburguesa.

Hoje, sete anos depois, acontece o mesmo, só que as vozes subiram de tom, as discussões criaram divisoes dentro de grupos com a mesma sensibilidade política, entre vizinhos e amigos, e têm até minado alguns almoços de família. O debate estendeu-se também às redes sociais, onde os cobardes se escondem atrás de falsos perfis para insultar impunemente quem não pensa da mesma forma.

O Luxemburger Wort (LW), que edita também o CONTACTO, tomou uma decisão corajosa no dia 22 de Maio, e fê-la saber publicamente: apesar de as sondagens indicarem que a maioria dos luxemburgueses (que são os seus leitores e assinantes de sempre) votaria contra o direito de voto dos estrangeiros, o jornal assumiu a defesa da participação dos não-luxemburgueses nas legislativas. Vindo do maior diário do país, tão antigo como a própria nação e que é visto como uma instituição pelos luxemburgueses, é uma mensagem muito forte.

Posso revelar-vos que aqui nas redacções do grupo – LW, CONTACTO, Télécran, Wortex e wort.lu – organizámos um “referendo interno” para saber quem era favor do voto dos estrangeiros. Ganhou o “sim“, o que confirmou a posição assumida pela chefia de redacção do grupo. Foi interessante saber como pensam as pessoas que trabalham connosco.

Na Redacção do CONTACTO somos todos a favor do direito de voto dos estrangeiros. É nas outras duas questões que as opiniões se dividem. Para mim, os argumentos para o “sim” à participação política são simples:

- Vivo, trabalho e pago impostos no Luxemburgo, é aqui que devo ter o direito de eleger o Parlamento que vota as leis que interferem directamente na minha vida. Contribuo laboral, financeira, económica e culturalmente para este país, não interessa a minha nacionalidade, não devo ter só deveres, mas também direitos, e participar na política nacional deve ser um deles. – Se um cidadão americano ou australiano, que nunca pôs os pés no Grão-Ducado, com um antepassado luxemburguês nascido depois de 1901, pode pedir a nacionalidade luxemburguesa e ter o direito de votar, de sobremaneira um estrangeiro que resida no Luxemburgo há anos e que já muito fez em prol do país deve usufruir do mesmo direito.

- Ao contrário do que muitos defendores do “não” alegam, o que está em causa não é o direito de ser eleito, mas o de eleger. Ouvi muitos defensores do “não” dizer que temem que os portugueses se organizem para eleger um partido português para o Governo. Que absurdo! As eleições comunais mostraram que os portugueses (em geral) votam da mesma forma que os luxemburgueses, em maioria no CSV. Quanto a ministros “estrangeiros” já os há no actual Governo e já os havia até no anterior, ou por acaso Gira, Gramegna, Braz e Di Bartolomeo são nomes “de gema” luxemburgueses? E então, qual o problema? Tudo isto é perfeitamente normal num país fortemente marcado há século e meio pela imigração.

- Aos que preconizam que para se poder votar é preciso ser luxemburguês e/ou dominar o luxemburguês, que é a língua da política, eu respondo: muitos já se naturalizaram e continuam a não dominar a língua. Depois, a língua da política é também, muitas vezes, o francês. A Constituição do Luxemburgo está em francês (boa sorte aos constitucionalistas que pretendam redigir a Constituição em luxemburguês) e na Câmara dos Deputados a maioria das questões parlamentares é redigida em francês.  

- Atribuir o direito de voto a um estrangeiro que resida há vários anos no país é um passo para uma maior integração, porque é um sinal de aceitação e de mútuo reconhecimento. Para mim esta palavra – reconhecimento – é determinante para a coabitação, a coesão e a paz sociais, porque surge em oposição a “ressentimento”, que provoca o recuo identitário e fissuras na sociedade, com as consequências que todos conhecemos.

- Dar o direito de voto aos estrangeiros não mudará na sua essência, nem o Luxemburgo, nem a política do país, mas restabelecerá um pouco de equidade social e equilibrará o défice democrático de que o Grão-Ducado padece.

- Não é por se dar a possibilidade aos não-luxemburgueses de votar que o país mudará na sua cultura ou identitadade: o Luxemburgo já está em mutação há décadas, “graças”, e não “por causa” da imigração. E isto não deve ser visto como um problema, antes como uma mais-valia. A diversidade enriquece, saibamos aproveitar a oportunidade que a História nos dá. Hoje, o Luxemburgo somos todos nós, e isso também se deve reflectir no sufrágio para o Parlamento.

José Luís Correia
in CONTACTO, 03/'06/2015

quinta-feira, 7 de maio de 2015

Editorial no Jornal CONTACTO: "Ei-los que chegam!"

Cerca de seis mil migrantes foram resgatados no Mediterrâneo no último fim-de-semana e outros sete mil foram travados na Líbia quando se preparavam para embarcar para a Europa.

Poderia a operação Tritão (da Frontex, a agência europeia para o controlo das fronteiras da UE) com os seus parcos meios, ter conseguido chegar a tempo para salvar 13 mil migrantes de uma só vez? Só no sábado foram 17 as embarcações de refugiados que pediram para ser socorridas e a operação europeia de vigilância do Mediterrâneo – que dispõe apenas de 21 navios, quatro aviões e um helicóptero –, desta vez chegou a tempo de evitar uma nova tragédia humana.

Este podia ter sido um fim-de-semana negro, fatal para os migrantes, vergonhoso para a UE, de luto para a Humanidade. Mas foi de esperança(s): uma menina migrante nasceu a bordo de um patrulhador da marinha italiana. A mãe fugiu de um país em guerra, a filha crescerá na Europa prometida.

O último fim-de-semana só não bateu um recorde porque foi ultrapassado pelo de 12 e 13 de Abril, quando 6.600 migrantes foram “repescados”. Nos primeiros quatro meses deste ano já foram resgatados mais de 25 mil migrantes, quase o mesmo número que em 2014 no mesmo período. O que mudou foi o número de mortos e desaparecidos no mar, que cresceu exponencialmente, passando de uma centena para quase dois mil. E o número arrisca-se a aumentar ainda mais dramaticamente, já que com o bom tempo e o estado mais calmo do mar as travessias clandestinas vão aumentar.

E o que faz a UE? Na cimeira de 23 de Abril – convocada à pressa na sequência do naufrágio de 1.200 migrantes num só dia – os 28 decidiram triplicar o orçamento da operação Tritão para 9 milhões de euros mensais até ao fim do ano, aumentar os meios de vigilância e de socorro no Mediterrâneo e alargar a zona geográfica da Frontex no Mediterrâneo. Mas até à data nada foi posto em prática.

François Hollande quer destruir os barcos dos passadores antes de zarparem para a Europa, mas nem a ONU nem os países a quem o presidente francês expôs a ideia – como a Rússia – concordaram, para já, com a sugestão. Enquanto isso, Hollande enviou um navio para o Mediterrâneo, a Alemanha enviou dois. Mais nada foi feito. Nem foi discutida, por exemplo, a distribuição dos migrantes pela UE. Como se o problema fosse apenas dos Estados-membro banhados pelo Mediterrâneo, a Itália, Grécia, Espanha e Malta, países que já estão a abarrotar com refugiados, em campos onde aguardam a sua sorte.

A Itália diz que vai preferir os refugiados de guerra em detrimento dos migrantes económicos e dar asilo político aos primeiros, mas apenas se estes o pedirem. Porque para muitos, a Itália deveria ter sido apenas um ponto de passagem, alguns têm família em França, Bélgica, Alemanha ou Reino Unido e é aí que estão a tentar chegar. É por isso que a Itália reivindica há anos que o Tratado de Dublin seja revisto, já que este prevê que os refugiados sejam acolhidos pelo primeiro Estado-membro onde chegam.

O presidente da Comissão Europeia Jean-Claude Juncker criticou as decisões tímidas da UE e defendeu que é urgente falar das “quotas” de migrantes a distribuir pelos Estados-membros. Mas há países que nem querem ouvir falar nisso, nem na reforma do Tratado de Berlim.

Apesar de o Luxemburgo ser dos Estados-membros que menos pedidos de asilo recebe dos países de onde chegam estes migrantes, o primeiro-ministro luxemburguês Xavier Bettel quer criar um grupo para preparar a eventual chegada em maior número de refugiados, caso a UE decida impor quotas.

Entretanto, na terça-feira chegaram 45 refugiados sírios ao Luxemburgo, ao abrigo de um acordo com a ONU. Enquanto a UE hesita, o número de migrantes e de mortos no cemitério do Mediterrâneo vai aumentando. O problema de fundo são as guerras civis nos países de origem dos migrantes, na Síria, Iraque, Líbia e Sudão ou a ditadura sanguinária na Eritreia, e a extrema miséria na Etiópia ou no Mali. Morrer no mar ou chegar à Europa não é apenas um acto desesperado, é a última esperança de quem atravessou o deserto, a selva ou a savana, escapou a animais selvagens e guerrilheiros, percorreu milhares de quilómetros a pé ou num transporte de fortuna em condições sub-humanas.

“Ei-los que partem, novos e velhos, buscando a sorte, noutras paragens, noutras aragens, entre outros povos, ei-los que partem, velhos e novos. Ei-los que partem, de olhos molhados, coração triste e a saca às costas, esperança em riste, sonhos dourados, ei-los que partem, de olhos molhados. Virão um dia, contando histórias, de lá de longe, onde o suor se fez em pão, virão um dia, ou não.”

A canção de Manuel Freire, que descreve a emigração lusa nos anos 1960, bem se poderia aplicar hoje à fuga aflita dos migrantes do Norte de África, do Iraque e da Síria para a Europa. Porque afinal, o que faz deles migrantes diferentes dos portugueses que deixavam Portugal há 50 anos, para fugir da guerra e da miséria? É que se nós portugueses não entendermos o seu desespero, o seu sofrimento e até a sua esperança, quem entenderá?

Hoje, a aldeia global é uma metrópole mesquinha, degradante, cruel, sem ética nem valores, em que os moradores do centro (países ricos), no conforto e no calor das suas casas, têm apenas como preocupação adquirir o mais recente brinquedo high-tech, pensando que podem ignorar o grito de sofrimento que vai emergindo dos subúrbios (países pobres), infestados de guerra e de miséria, que frequentemente “o centro” fomentou na “periferia”, apenas para sustentar o seu nível de vida. E quando os subúrbios extravasarem? Não é já o que está a acontecer? Enquanto não prevenirmos as causas, teremos que remediar (e remendar) as consequências. E sabe-se lá que consequências nos esperam. Não é só do futuro dos migrantes que se trata, mas também do nosso.

José Luís Correia
in CONTACTO, 06/05/2015

quinta-feira, 2 de abril de 2015

André Baptista vence "The Best Voices"

André Baptista venceu com uma canção e Pedro Abrunhosa Foto: Manuel Dias
André Baptista, de 24 anos, venceu no sábado a edição deste ano do concurso de canto “The Best Voices”, organizado pela Rádio e TV MCJ. 

Na final disputada no Centro Cultural de Cessange por 12 concorrentes, André Baptista conseguiu impor-se à concorrência com a canção “Eu não sei quem te perdeu”, de Pedro Abrunhosa.

O cantor Nelo Ferreira foi o presidente do júri, que integrava ainda cinco profissionais do mundo da música.

“Ganhar este concurso significa muito para mim”, diz André Baptista, que nasceu em Setúbal, mas foi para Lisboa aos 14 anos. O cantor, que em Portugal trabalhou no ramo da segurança e agora se encontra no desemprego, conta que sempre participou em concursos de música, mas nunca tinha ganho nenhum.

 “Ganhar esta edição do ’The Best Voices’ mostrou-me que desistir dos nossos sonhos nunca é a opção certa, mas devemos evoluir a cada porta fechada”, diz ao CONTACTO.

Apesar de não ter tido a oportunidade de trabalhar profissionalmente no mundo da música, esta é algo que mexe com ele desde criança.

“Desde muito novo que tenho um gosto enorme de cantar. Sempre foi algo em que apostei e depositava muitos sonhos. Comecei a levar a música mais a sério em 2011, quando decidi começar a actuar em bares, com alguns concertos acústicos. Mesmo assim, não dispenso a energia de um bom karaoke”, diz.

André confia que sempre foi “mais dado à música inglesa”. No entanto, acrescenta, “desde que vim para o Luxemburgo, há um ano e meio, que tenho dado mais atenção à música portuguesa”.

Sobre o disco que ganhou a possibilidade de gravar graças a este prémio, André diz que já tem “alguns originais compostos, uns em português e outros em inglês”, mas ainda não sabe quando e como vai avançar com a gravação.

JLC
in CONTACTO, 01/04/2015

quarta-feira, 1 de abril de 2015

De 24 a 26 de Abril: António Carlos Cortez representa Portugal na Primavera dos Poetas do Luxemburgo

António Carlos Cortez é o representante de Portugal na 8a edição da Primavera dos Poetas, que decorre no Luxemburgo de 24 a 26 de Abril, e que tem como tema este ano a “insurreição poética”. 
António Carlos Cortez

O poeta, ensaísta e crítico de poesia é também colaborador permanente do Jornal de Letras e de revistas como a Colóquio-Letras, da Fundação Calouste Gulbenkian, e Relâmpago, da Fundação Luís Miguel Nava. Cortez nasceu e vive em Lisboa, onde é professor de Literatura Portuguesa no Colégio Moderno. É ainda consultor do Plano Nacional para a Leitura, membro do Clube Unesco para a promoção da leitura em Portugal, membro permanente do júri do Prémio de Poesia Casa de Mateus e membro da direcção do Pen Clube português.

Cortez publicou sete recolhas de poesia: “Ritos de Passagem” (1999), “Um Barco no Rio” (2002), “A Sombra no Limite” (2004), “À Flor da Pele” (2008), “Depois de Dezembro” (2010), que venceu o Prémio da Sociedade Portuguesa de Autores/RTP, “Linha de Fogo” (2012) e “O Nome Negro” (2013). Alguns dos seus textos e poemas foram traduzidos para italiano, francês, alemão, inglês e castelhano, tendo participado ainda na colecção “Poesia e Crítica Portugesa e Brasileira Contemporâneas”, em 2014.

Actualmente, está a preparar uma antologia de poemas seus para o Brasil, “O Tempo Exacto” (Ed. Jaguatirica, Rio de Janeiro) e a trabalhar na obra “Palavra de Poesia”, um volume de textos críticos que escreveu nos últimos 15 anos sobre poetas portugueses e brasileiros, depois de já ter publicado um primeiro volume, “Nos Passos da Poesia – A Pedagogia do Texto Lírico”, em 2005.

António Carlos Cortez é investigador no Centro de Literaturas de Expressão Portuguesa na Faculdade de Letras da Universidade de Lisboa (CLEPUL) e no Instituto de Estudos do Modernismo da Faculdade de Ciências Sociais e Humanas da Universidade Nova de Lisboa. Representou Portugal nas duas primeiras edições dos Encontros de Escritores de Língua Portuguesa em Natal (Brasil), em 2010 e 2011.

Em 2012, ministrou um curso sobre Poesia Portuguesa Contemporânea na Universidade Federal Fluminense, sob a coordenação da professora Ida Alves e do poeta Nuno Júdice. Neste momento, Cortez prepara um doutoramento em Literatura Portuguesa Contemporânea sobre a poesia de Gastão Cruz.

15 PAÍSES, 15 POETAS 


Além do poeta português, participam na Primavera dos Poetas quinze autores vindos de outros tantos países: Charles Ducal (Bélgica), Haydar Ergülen (Turquia), Ales Debeljak (Eslovénia), Edith Azam (França), David Castillo (Espanha/Catalunha), Julia Copus (Reino Unido), Milo de Angelis (Itália), Gaia Grandin (Suíça), Judith Herzberg (Holanda), Janos Lackfi (Hungria), Sophie Reyer (Áustria), Arvis Viguls (letónia) e Ilona Witkowska (Polónia).

O Luxemburgo vai estar representado pelo poeta Tom Nisse, que vive em Bruxelas. No primeiro dia do evento (uma sexta-feira), os poetas vão visitar vários liceus para apresentarem o seu trabalho aos alunos. Este ano, associaram-se à Primavera dos Poetas o Lycée des Garçons e o Liceu Aline Mayrisch, na capital, os liceus Hubert Clément e Técnico, de Esch-sur-Alzette, o Liceu Atert, de Rédange, e a Escola Europeia.

Como já é tradição, a abertura oficial acontece na Kulturfabrik, em Esch-sur-Alzette, pelas 19h.

TRÊS DIAS DEDICADOS À POESIA 

A Grande Noite da Poesia acontece a 25 de Abril, no segundo dia do evento, na Abadia Neimënster, no Grund, a partir das 19h30, novamente na presença de todos os autores.

Nessa noite vão estar também presentes os laureados do 4° Concurso dos Jovens Poetas, os três finalistas de cada uma das duas categorias em competição (menores e maiores de 15 anos). Dezenas de jovens do Grão-Ducado participaram, por iniciativa dos professores ou a título individual, e os nomes dos vencedores serão anunciados a 21 de Abril.

A noite fecha com uma “jam session”, poesia à mistura com música. A fechar o evento, dia 26 de Abril (um domingo), a “Primavera” viaja até à galeria Simoncini, na capital, para um ’brunch’ poético, entre as 11h e as 13h.

A Primavera dos Poetas conta com o apoio do Ministério da Cultura e da Educação do Luxemburgo e das Embaixadas dos países participantes (no caso português, o Instituto Camões). A entrada é livre nas três sessões. Mais informações no portal do evento (www.prinpolux.luwww.prinpolux.lu).

José Luís Correia
in CONTACTO, 01/04/2015

quinta-feira, 19 de março de 2015

Dossier: Imigração portuguesa para o Luxemburgo começou há 50 anos (1/4)

Que idade tem a comunidade portuguesa? 

O CONTACTO festeja este ano o seu 45° aniversário. O jornal foi fundado em Janeiro de 1970, para informar a comunidade portuguesa no Luxemburgo. Ao comemorarmos esta data, surgiu-nos uma questão natural. Em que ano exacto situar o início da emigração portuguesa para o Luxemburgo? Esta pergunta levantou outras.

Quisemos saber se algum historiador, alguma entidade associativa, federativa, ou governamental já se debruçou sobre esta questão. Infelizmente, a resposta é não. Como estabelecer uma data para o início da imigração portuguesa no Luxemburgo? Devemos tomar em conta o acordo entre os governos luxemburguês e português para a vinda de mão-de-obra lusa para o Grão-Ducado, que data de 1970? Mas se a peregrinação de portugueses a Wiltz (1968), a fundação da primeira associação lusa – as Amizades Portugal-Luxemburgo (1969) – e até o nascimento do CONTACTO (1970) precedem a data desse acordo, como fixar aí o começo da imigração? Houve outros eventos antes desses, organizados pela comunidade portuguesa? Fomos investigar.

Questionámos historiadores, responsáveis políticos e dirigentes associativos sobre o assunto. Para uns, estabelecer a data exacta não é importante, enquanto outros respondem que o número de portugueses era ínfima e que não se pode falar de comunidade antes de 1970.

O CONTACTO sabe que havia portugueses no Luxemburgo antes de 1965. Há um registo de nascimento de uma menina portuguesa em 1928, filha de um trabalhador português da Arbed, como referido na brochura “Portugueses no Luxemburgo”, da ASTI, de 1992. Em 2010, o CONTACTO entrevistou Maria Augusta Esteves, que chegou ao Grão-Ducado em 1955. Havia pelo menos meia centena de portugueses em 1960, se contarmos aqueles com autorização de trabalho (ver quadro) e os clandestinos, muitos deles a trabalhar nas vinhas do rio Mosela. Outros chegaram em 1962 e 1963. Sabemos que pelo menos um deles trabalhou na construção do porto de Mertert, entre 1963 e 1965. Algumas dezenas de pessoas já constituem uma comunidade?

Segundo a primeira funcionária do Consulado de Portugal (ver entrevista na pág. V), em 1970 já havia, pelo menos, 11 mil portugueses registados no Consulado. O Statec ignora estes números nas suas estatísticas (ver quadro). No livro “Culture portugaise au Luxembourg” (1973), o então cônsul de Portugal, José Mendes-Costa, corrobora o número de 11 mil portugueses, precisando que houve chegadas maciças em 1968 e 1969, cerca de mil num ano e quase três mil no outro.

Em apenas quatro anos, entre 1965 e 1969, chegaram mais de 5.500 portugueses. Depois, num só ano, em 1970, chegaram 5.403. O actual Consulado-Geral de Portugal no Luxemburgo não tem dados sobre as chegadas de portugueses nestes anos. Os portugueses que chegavam ao Luxemburgo e não precisavam de ir ao Consulado, não faziam parte da estatística. Ou seja, o número pode ter sido até muito maior.

Agora, tomemos em consideração apenas o ano de 1965, quando estavam registados mais de 1.500 portugueses no serviço consular (o Consulado só seria inaugurado em Março de 1966), sem contar os clandestinos, que também os havia. Um grupo de um milhar e meio de pessoas já constitui uma comunidade? Sim, dirão alguns. Não, responderão outros, um grupo humano disperso não é uma comunidade organizada, nem sequer existiam ainda associações.

E se tomássemos em conta o primeiro evento organizado por portugueses aqui no Grão-Ducado?

O CONTACTO descobriu que em Junho de 1965 os portugueses celebraram pela primeira vez no Luxemburgo o Dia de Portugal e de Camões, com uma missa na Catedral Notre-Dame. Depois da missa, houve um almoço-convívio e uma festa no restaurante Carrefour, no boulevard Royal, que contou com música, cantores e dançarinos portugueses, luxemburgueses e até cabo-verdianos (os cabo-verdianos de então tinham nacionalidade portuguesa – ver artigo na pág. XI). Os organizadores esperavam uma centena de pessoas, e ficaram surpreendidos quando apareceram cinco vezes mais portugueses (ver artigo na pág. III).
Cerca de 200 pessoas assisitiram à missa celebrada pelo 10 de Junho, Dia de Portugal e de Camões, em 1965. Depois pousram para o objectiva de Carlos de Pina, frente à catedral Notre-Dame do Luxemburgo Foto: Arquivos Família Pina

Podemos assumir esta data como o início da imigração portuguesa no Luxemburgo?

Porque é que esta questão é tão importante para nós? Se a comunidade portuguesa está no Luxemburgo há 50 anos, surpreende que nenhuma associação, federação ou entidade governamental tenha decidido ainda assinalar a data. Os portugueses, que tanto contribuem há já cinco décadas para o crescimento do país, não merecem? Não temos direito a um nome de rua ou de bairro? Os italianos tiveram direito ao seu “quartier Italia”, em Dudelange. Mas hoje, não existe nenhuma rua com o nome de Portugal ou de um português, uma placa comemorativa, uma calçada portuguesa no centro da capital, um mural de azulejos, que assinale o nosso meio-século de presença por estas terras.

A rue de Bragance, na capital, não faz referência à cidade transmontana, mas à luso-austríaca Maria Ana de Bragança (1861-1942), filha de D. Miguel, mulher do grão-duque Guillaume IV, mãe da grã-duquesa Charlotte e bisavó do actual grão-duque Henri.

É verdade que existe um busto de Camões, inaugurado em 2006, na place Léon XIII, em Bonnevoie. Mas é tão discreto que parece um parco reconhecimento da contribuição da comunidade para este país. E nós, preocupamo-nos com isso, ou somos uma comunidade sem memória? Esta reflexão sobre a imigração portuguesa e a memória até podia ir mais longe e estender-se ao país: o Luxemburgo, um país atravessado há séculos por emigrações e imigrações, não teve ainda oportunidade ou vontade política de criar um Museu das Migrações? Somos um país sem memória?

O CONTACTO não pretende responder a todas as perguntas, mas apenas lançar o debate.

Por ocasião do nosso 45° aniversário, neste suplemento especial, falámos com três portuguesas que chegaram ao Luxemburgo antes da grande vaga de imigração (págs IV e V), conversámos com a geógrafa luxemburguesa Aline Schiltz, especializada em migrações humanas, que defende que houve um processo de “lusificação” do Luxemburgo; evocámos também os primórdios da imigração cabo-verdiana para o Grão-Ducado (pág. XI) e prestámos homenagem aos portugueses e luso-descendentes que marcaram a história do desporto luxemburguês (pág. XII).

José Luís Correia
in CONTACTO, 11/03/2015 




Dossier: Imigração portuguesa para o Luxemburgo começou há 50 anos (2/4)

Heroína de Pina, em 2009 Foto: Manuel Dias/Contacto
Heroina de Pina: “A primeira festa do 10 de Junho no Luxemburgo foi ideia do meu marido” 

Heroína de Pina, viúva de Carlos de Pina, fundador do CONTACTO, recorda como emigrou para o Luxemburgo e a primeira festa do 10 de Junho que o seu marido organizou, em 1965. Este terá sido o primeiro evento de que há registo organizado pela comunidade portuguesa no Grão-Ducado.

Carlos de Pina Foto: Arquivos Família Pina
“Em Portugal, o meu marido fazia parte da Acção Católica. Conhecia o padre Plácido Guerné, que vinha frequentemente celebrar missas a Estrasburgo, em França, mas também à Alemanha e ao Luxemburgo. De vez em quando, o meu marido vinha com ele. Numa das viagens ficou a conhecer o Luxemburgo e gostou tanto do país que alguns meses depois já cá estava. Isso foi em Maio de 1964 e eu vim seis meses depois, em Dezembro, com as minhas duas filhas – as duas mais novas já nasceram no Luxemburgo. Eu tinha 28 anos e o meu marido 37”.

Heroína conta que quando o seu marido chegou ao Luxemburgo “não pôde trabalhar na sua profissão”, porque não dominava o luxemburguês nem o alemão. Encontrou assim um primeiro emprego como electricista na empresa de construção Soclair.

“O pai dele tinha uma empresa de instalações eléctricas em Cascais, ele gostava e percebia de electricidade. Mas como não estava habituado àqueles trabalhos, pouco depois de começar a trabalhar, caiu numa obra, partiu um braço e nunca mais ficou bom do punho, o que o impossibilitou de continuar nessa profissão. Foi trabalhar como fiel de armazém para os ‘Grands Magasins Sternberg Frères,’ que ficavam na rue du Curé [na capital]”, conta Heroína.

O primeiro evento organizado pela comunidade portuguesa em terras do Luxemburgo

“Assim que aqui chegou, o meu marido começou logo a organizar coisas para os portugueses. Quando chegámos, só havia um cônsul honorário [Jean Turk, 1919-2013, nomeado consul honorário em 1959]. Depois, já em 1965, veio o cônsul Mendes-Costa, mas ainda não havia Consulado [seria inaugurado em Março de 1966]. Quando queria organizar alguma coisa, o meu marido dirigia-se às autoridades luxemburguesas”, lembra. Foi assim, com a ajuda de Marcel Barnich, do Serviço Social da Mão de Obra Estrangeira (mais tarde rebaptizado Serviço Social da Imigração), que conseguiu organizar a primeira festa do Dia de Camões, em 1965.

Marcel Branich Foto: Arquivo LW
“O meu marido teve a ideia de celebrar uma missa na catedral e depois fazer um almoço-convívio“, conta Heroína. Na fotografia da época (ver artigo aqui), que faz parte dos arquivos da família Pina, podem reconhecer-se Marcel Barnich e o cônsul José Mendes-Costa, em primeiro plano, junto a um grande grupo de pessoas, no adro da catedral.

“O meu marido não está na foto, porque foi ele que a tirou. O cônsul tinha vindo há pouco tempo da Bélgica e só participou na festa”. Heroína mostra-nos o convite que Carlos de Pina enviou para Mendes-Costa a 5 de Maio de 1965, e a resposta deste, dois dias depois, que assina “A bem da Nação, o vice-cônsul gerente, José Mendes-Costa”.

“Quem teve a ideia da festa foi o meu marido, que pediu a ajuda do senhor Barnich para a organizar. O cônsul só apareceu lá para fazer um discurso”, assegura Heroína, que estima terem participado na missa cerca de 200 portugueses [outras fontes referem 500 participantes].

Heroína não se lembra do padre que celebrou a missa, mas segundo um artigo publicado no Luxemburger Wort, em 19 de Junho de 1965 (“Erste ’Journée Portugaise’ in Luxembourg”, pág. 8), foi o padre espanhol Javier, da Missão Católica Espanhola, a celebrar essa missa para os portugueses.

Luxemburger Wort, 19/06/1965 (pág. 8)
As fotos do LW e dos arquivos da família Pina, o relato na primeira pessoa de uma das pessoas ligadas à organização desse primeiro Dia de Portugal em terras grã-ducais, permitem-nos estabelecer este evento como o primeiro organizado pela comunidade portuguesa no Grão-Ducado, que então emergia.

No artigo do Wort, pode ainda ler-se que a missa decorreu na cripta da Catedral Notre-Dame e que depois se seguiu um almoço na sala grande do restaurante Carrefour (que se situava no boulevard Royal), na capital luxemburguesa. “Foram mostrados filmes a cor de Portugal que despertaram no coração dos portugueses saudades da sua terra”, escreve o repórter do jornal luxemburguês. O artigo explica que a festa foi organizada por Marcel Barnich, responsável do Serviço Social da Imigração, mas não faz referência a Carlos de Pina.

Segundo o jornal, Barnich esperava pouco mais de uma centena de participantes e ficou surpreendido por terem aparecido mais de 500. No artigo pode ainda ler-se que nessa altura viviam no Luxemburgo cerca de um milhar de portugueses, sem citar fontes. Na realidade, já viviam quase dois mil portugueses no país (ver quadro).

Numa das duas fotos do artigo, a legenda diz que a festa contou com “cantores e músicos de pele escura das ilhas de Cabo Verde”. A descrição do jornalista, politicamente incorrecta para os nossos dias, deve ser vista à luz dos anos 1960, em que era pouco habitual, para não dizer “exótico”, ver estrangeiros no Luxemburgo, e muito menos de origem africana. Mas isto também revela que assim que houve portugueses no Luxemburgo, houve também cabo-verdianos, na altura com nacionalidade portuguesa (ver artigo na pág. XI).

O repórter do Wort não escreve se foram cantadas mornas, mas diz que se cantou o fado e que duas artistas luxemburguesas participaram na festa. “A jovem bailarina Marie-Claire Winandy, aluna da senhora Stenia Zapalowska [dançarina polaca que vivia no Luxemburgo], e a cantora Maggy Groff, que cantou canções luxemburguesas, provocaram um entusiasmo barulhento, típico do sul” (dixit). Houve assobios efusivos e piropos?

Marcel Barnich fez um pequeno discurso em português, agradeceu aos portugueses por terem vindo em tão grande número, falou na “necessidade do Luxemburgo contar com a emigração, e numa Europa que devia trabalhar por ser cada vez mais unida”, pode ainda ler-se. Pediu ainda aos portugueses para, caso tivessem dificuldades no país, recorrerem aos seus serviços.

O artigo evoca também o discurso de Mendes-Costa, que terá dado como recado aos portugueses “não trabalharem apenas com objectivos materiais, aprenderem os métodos de trabalho do Luxemburgo, especializarem-se nos mais diversos ramos”, para quando regressassem a Portugal “poderem ajudar a construir o país”. O artigo termina referindo que a festa acabou com o hino nacional português.

Em 1966

Luxemburger Wort, 17/06/1966 (pág.11)
Heroína conta-nos ainda que Carlos de Pina também fez parte da segunda festa do 10 de Junho, em 1966, numa comissão de festas já organizada pelo cônsul Mendes-Costa, de que faziam ainda parte a “senhora Rodrigues, os senhores Ferreira, Ventura e Fortunato”, pode ler-se também no Wort, em Junho de 1966. Dessa vez, a missa foi na Igreja Notre-Dame de la Paix, em Bonnevoie, e foi celebrada pelo abade Jos. Molitor. Depois, seguiu-se um almoço no Casino Sindical de Bonnevoie. “Lembro-me que nessa festa estava lá um jovem com um acordeão que se chamava Félix. Eu disse umas poesias, houve música, e comes e bebes”, conta Heroína.

Sobre a sua experiência da imigração, Heroína lembra-se dos primeiros tempos. “Quando chegámos, fomos morar para Niederanven. Lembro-me que quando cheguei ao Luxemburgo havia grandes montes brancos de neve nas bermas das estradas. Eu nunca tinha visto neve. Na noite em que fomos à Missa do Galo, na igreja de Niederanven, tínhamos que andar cerca de um quilómetro a pé, e eu chorei muito porque era o meu primeiro Natal longe da família. Mas quando saímos da igreja, estava tudo branco. Tinha nevado enquanto estávamos na missa. Era lindo. Na manhã seguinte, quando abri as persianas, estava um lindo dia de sol e fiquei maravilhada com a paisagem. É uma das minhas primeiras recordações do Luxemburgo.”

Heroína diz que as filhas não tiveram problemas de integração, nesses primórdios da imigração portuguesa. “Ao princípio, eram vistas como as estrangeiras, eram as únicas portuguesas. Mas quando chegaram à escola, aos seis anos – na altura não havia ensino precoce nem pré-primário –,elas já sabiam fazer contas e escrever português. Depois aprenderam depressa o luxemburguês e as outras línguas, sempre foram boas alunas. Hoje, duas trabalham na Comissão Europeia, uma na Ajuda Humanitária e a outra nas Estatísticas. As outras duas, uma é educadora para crianças deficientes e a outra jurista no Conselho de Estado. E já tenho quatro netos, um com 23, outro com 20, e dois gémeos com dez”, diz Heroína, com orgulho.

Heroína de Pina foi uma das fundadoras da associação Amizade Portugal-Luxemburgo (APL). Durante as décadas de 1970, 1980 e 1990 colaborou em várias outras associações e ranchos, escreveu dezenas de poemas e canções, nomeadamente para revistas à portuguesa, que redigia, montava e ensaiava, e que andaram em digressão pelo Luxemburgo. Nos últimos anos, colaborou com o Rancho Juventude Portuguesa de Dudelange.

Em 2009, foi agraciada com a Medalha da Ordem do Mérito do Estado português. Hoje tem 78 anos e reside em Mersch.

José Luís Correia 
in CONTACTO, 11/03/2015 

Resposta do cônsul Mendes-Costa ao convite de Carlos de Pina para participar na primeira festa do 10 de Junho no Luxemburgo (1965) Fonte: Arquivos Família Pina

Dossier: Imigração portuguesa para o Luxemburgo começou há 50 anos (3/4)

Maria José Donven Foto: Guy Jallay/LW
Maria José Donven: Primeira funcionária do Consulado chegou ao Luxemburgo em 1963 

A lisboeta Maria José Rodrigues de Abreu Donven foi uma das primeiras portuguesas a chegar ao Grão-Ducado, em 1963. Foi a primeira secretária do Consulado de Portugal, inaugurado em 1966.

“Quando eu era jovem não tinha a noção do que era a emigração. O meu pai era enfermeiro a bordo de um navio, estava sempre fora, e eu meti na cabeça, desde miúda, que também queria ver o mundo. Já adulta, conheci uma americana que tinha estado no Luxemburgo. Eu queria aprender francês e ela disse-me que no Luxemburgo se falava essa língua. Arranjou-me a morada de uma família de cá, que precisava de uma ‘fille-au-pair’ (ama), eu escrevi-lhes e mandaram-me vir. Eu queria voar, não me interessava para onde. Cheguei cá com 19 anos, no dia 5 de Março de 1963. Nevava tanto nesse dia... Eu não gostava de ser ‘fille-au-pair’ e depressa encontrei trabalho no Monopol, como grafista-decoradora. Em 1963, o Luxemburgo estava a celebrar o ’Ano do Milénio’ [o Condado do Luxemburgo foi fundado em 963], e como eu sempre tive jeito para o desenho, o meu primeiro trabalho no Monopol foi desenhar uma centena de cartazes com figuras da Idade Média para decorar as montras das lojas do grupo, que assinalavam a data. Estive lá três anos.”

Perguntamos-lhe como surgiu a oportunidade de trabalhar no Consulado. “Antes de chegar o cônsul José Mendes-Costa, havia um cônsul honorário de Portugal, o senhor Jean Turk [1919-2013], que tinha sido engenheiro da Arbed em Manaus, no Brasil [foi nomeado cônsul honorário em 17 de Agosto de 1959]. Quando começaram a chegar portugueses ao Luxemburgo iam bater-lhe à porta de casa, na rue Michel Lentz, no Limpertsberg, aos fins-de-semana e até de noite, coitado! Ele pediu-me para o ajudar a receber os portugueses. Quando começou realmente a ser muita gente, ele contactou Portugal para resolverem a situação. Foi aí que em 1965 o Mendes-Costa veio destacado de Antuérpia [na Bélgica], mas continuava a depender da Embaixada de Bruxelas. Só em 1966 é que foi nomeado cônsul de Portugal no Luxemburgo. Como eu já tinha trabalhado com o Jean Turk, o Mendes-Costa propôs-me trabalhar no Consulado. Só havia ele e eu, não havia dinheiro para mais [risos]. Bem, na realidade, eu nunca percebi muito bem aquelas contas, porque o Consulado funcionava na residência privada do cônsul, na rue d’Orange [na cidade do Luxemburgo] e eu nunca soube se foi ele que comprou a casa ou se foi o Estado português. O facto é que a casa dele estava muito bem mobilada, com móveis do melhor, como se fosse uma embaixada”, lembra. “Eu nunca compreendi muito bem aquele senhor”, confia Maria José.

“Ele era muito estranho, muito religioso, muito místico. Nem sei se ele era muito ‘Estado Novo’, tinha que representar o Estado português, era o papel dele. Lembro-me que um dia veio cá o embaixador de Portugal em Bruxelas e durante um jantar alguém comentava o problema do analfabetismo em Portugal. O embaixador levantou-se da mesa muito imperioso e disse: ’O povo é analfabeto e que Deus o guarde assim por muito tempo!’. Nós ficámos envergonhadíssimos, mas o cônsul subscreveu o que o embaixador tinha dito”, recorda Maria José.

“Ele era muito inteligente, mas era uma inteligência tortuosa, não sei se devido ao defeito dele – ele era muito vesgo, vesgo divergente, as pessoas não conseguiam olhá-lo nos olhos. Era também muito baixo, o que o complexava muito. Ele achava-se um intelectual e escreveu vários livros, em edições de autor, que depois enviava para todo o lado, incluindo para os ministérios luxemburgueses”. Algumas das obras podem ser encontradas na Biblioteca Nacional do Luxemburgo.

“O Mendes-Costa era natural de Oliveira do Hospital e apesar de haver muita gente aqui dessa região, as relações dele com a comunidade eram distantes. Ele gostava de estar com os portugueses, mas não tinha a empatia necessária. Era uma pessoa que se deixava muito impressionar pelos títulos”, recorda Maria-José, que não resiste a contar-nos um dos episódios que viveu com o diplomata.

“Um dia veio um chinês de Bruxelas, que disse que era mestre de conferências e que era português, porque a mãe tinha nascido em Macau. Mas não falava português, só francês. Não tinha certidão de nascimento porque, disse, a igreja em Macau onde tinha sido baptizado ardera. Eu disse que não o podia ajudar e ele quis falar com o cônsul. Eu não sei o que ele lhe disse, mas o cônsul veio-me dizer para lhe fazer um passaporte para cinco anos. Ora, na altura, quando havia dúvidas sobre a nacionalidade, havia duas testemunhas que diziam que conheciam aquela pessoa, fazia-se um passaporte por três meses, para que a pessoa voltasse a Portugal e regularizasse a situação. Como o ’chinês’ não tinha ninguém que o conhecesse ali, o cônsul foi à sala de espera, pediu a dois portugueses que servissem de testemunhas e depois deu-me o passaporte para eu assinar – porque entretanto ele tinha-me feito chanceler para a ‘casa’ funcionar quando ele se ausentava. Mas eu recusei assinar e disse-lhe: ‘Então, vêm aí portugueses com o passaporte caducado há dois meses e o senhor faz-lhes tantos problemas? E a este homem, que não tem documentos nenhuns, vai dar-lhe um passaporte por cinco anos? Eu não assino isto!‘. E teve que ser ele a assinar”, conta, entre risos, Maria José.
Foto com um grupo de estudantes portugueses, no início dos anos 1970. Maria José Donven (ao centro); ao seu lado direito, o cônsul José Mendes-Costa; atrás deste, o padre Manuel Fernandes (de óculos), o primeiro sacerdote português a vir para o Luxemburgo; em baixo, com um "papillon", Jean Barnich, filho de Marcel Barnich (do Serviço Social da Imigração) Foto: Arquivo Maria José Donven

Apesar de nem sempre se entender com o cônsul, não foi isso que a fez sair do Consulado, em 1970. “Saí porque fiquei grávida e porque casei”. Recorda-se que quando deixou o posto, havia 11 mil portugueses inscritos no Consulado de Portugal no Luxemburgo. Mais tarde, conta, foi uma das principais mobilizadoras da manifestação que pediu a demissão de Mendes-Costa, logo a seguir ao 25 de Abril. O diplomata viria a ser substituído em 31 de Janeiro de 1975 pelo cônsul Manuel Gervásio Martins de Almeida Leite.

Maria José diz que nunca foi muita associativa, mas lembra-se da aventura de ter fundado uma revista com Mili Tasch-Fernandes (ver artigo aqui).

Depois disso, casou e criou dois filhos. Um é bibliotecário, o outro escultor. Ao fim de 52 anos de imigração, Maria José diz que “arranha um pouco o luxemburguês”, “e bëssen“ (um pouco). “Tenho um conhecimento passivo do luxemburguês, consigo responder com frases curtas, mas não consigo desenvolver conceitos”. Hoje, aos 71 anos, o nome de família fá-la passar aos olhos de muitos por luxemburguesa, mas ela, riso largo e aberto, faz questão de os esclarecer.

José Luís Correia
in CONTACTO, 11/03/2015

Dossier: Imigração portuguesa no Luxemburgo começou há 50 anos (4/4)

Mili Tasch-Fernandes: “Já estou no Luxemburgo há 49 anos!” 

Há quase 49 anos no Luxemburgo, Mili Tasch-Fernandes chegou ao Grão-Ducado em Dezembro de 1966, com os pais. Tinha então 17 anos e “ainda” se chamava Mirandolina Fernandes. A vinda para o Luxemburgo surgiu porque os pais conheciam luxemburgueses que tinham “imigrado” de forma forçada para as Caldas da Rainha, de onde a sua família é oriunda.

“Os Lieberman eram judeus que tinham fugido do Luxemburgo e se exilaram nas Caldas durante a Segunda Guerra Mundial. Foi por eles que ouvi falar deste país pela primeira vez”, conta Mili. “A filha dos Liebermann casou com um amigo do meu pai, o Luís Costa e Silva, que foi director do Hospital Termal das Caldas. Em 1965, quando a empresa na qual o meu pai trabalhava foi vendida, o Luís aconselhou-o a emigrar para o Luxemburgo. Foram os sogros do Luís que encontraram um trabalho para o meu pai numa oficina de carros em Gasperich. O meu pai trabalhou ali um ano até nós virmos, em Dezembro de 1966. Mas só nos registámos no Consulado em Janeiro de 1967”, recorda Mili, acrescentando que foi ali que conheceu Maria José Donven (ver artigo aqui).

“Como eu já falava francês, encontrei trabalho como ’fille-au-pair’ (ama) na família que tinha a Boucherie Schmit, onde hoje são os Talhos Ferreira, em Bonnevoie”. Só ficou quatro meses, porque os Schmit confundiam o trabalho de ama com o de mulher de limpezas. Seguiu-se uma experiência similar numa família belga.

Já com 18 anos, concorreu a um lugar de recepcionista na empresa de construção CECO. “A minha mãe queria ir comigo à entrevista de trabalho, mas eu insisti em ir sozinha. Quando lá cheguei e vi que todas as outras candidatas estavam acompanhadas por um dos pais, fiquei desarmada”. Conta que o patrão da CECO era um luxemburguês com modos americanos. “Fez-me a entrevista com as botas em cima da mesa, usava chapéu de cowboy e fumava charuto. Gostou muito de mim, porque apesar de eu não falar luxemburguês, falava inglês. Uns dias mais tarde mandou chamar-me. “You are the girl we want!” [És a rapariga que queremos], “e sabes porquê?”, perguntou. “Porque vieste à entrevista sozinha!”, recorda. A CECO foi uma das empresas que estava na altura a construir as fábricas da Goodyear, da Dupont de Nemours e da Commercial Hydraulics. Mili foi rapidamente promovida a assistente do chefe do pessoal, o que fez com que vivesse a experiência de emitir centenas de contratos de trabalho a portugueses que faziam fila desde manhã cedo à porta da empresa.

“Aí há uns anos, cruzei-me com um senhor que me agradeceu por ter eu lhe ter feito o seu primeiro contrato de trabalho no Luxemburgo. Perguntou-me se eu sabia que nessa altura (final dos anos 60) havia um indivíduo que esperava os portugueses na gare e lhes cobrava 500 francos para os levar a uma empresa onde havia uma menina portuguesa que ’dava’ contratos de trabalho. Não sabia nada dessa história, fiquei chocada”, conta Mili.

Foi nesses anos que conheceu Charles Kraus, que era professor do irmão (que tinha 12 anos) numa ’classe d’accueil’ na escola Aldringen, e a família Pina (ver artigo na pág. IV), ambos fundadores da APL e do CONTACTO. Foi assim que naturalmente começou a colaborar com a APL e com o jornal. “Eu não escrevia só para o CONTACTO, fazia parte da equipa que passava serões a colar as cintas para enviar o jornal”, lembra. E essa aventura jornalística levou-a a outra. Em 1972, com Maria José Donven e um outro investidor, fundou a “Dois Focos”, a primeira revista portuguesa do Luxemburgo, que só durou 11 meses. “A revista era impressa na tipografia do jornal ’L’avenir du Luxembourg’, em Arlon. Os tipógrafos belgas não conheciam o português e nós tínhamos que ir trabalhar três vezes por semana para preparar o jornal”.

Nos anos 1969/70 e 1974/75 trabalhou como funcionária no Consulado de Portugal. Depois casou com um luxemburguês nascido no Congo belga, do qual teve dois filhos. Um é hoje jornalista e o outro realizador de cinema. Trabalhou ainda nos bancos BGL e Kredietbank.

Em 1977 integrou as instituições europeias, onde fez a sua carreira, tendo-se reformado há dois anos e meio. Luxemburguesa pelo casamento, foi “a primeira portuguesa a trabalhar para as instituições europeias, ainda antes de Portugal aderir à CEE”. Foi ali que dinamizou vários grupos culturais, entre outras actividades.

Estudou alemão por correspondência, “um pesadelo”, recorda, mas isso permitiu-lhe aprender luxemburguês sozinha. Durante 20 anos foi formadora do Serviço de Ensino para Adultos do Ministério da Educação e da autarquia do Luxemburgo, onde ensinou luxemburguês a portugueses e português a luxemburgueses.

Foi presidente das Jornadas Literárias de Mondorf, integrou o conselho de administração da Abadia de Neumünster, foi presidente da “Maison des Associations”, entre outras actividades culturais e associativas. Hoje, continua a colaborar activamente com a Confederação da Comunidade Portuguesa no Luxemburgo (CCPL), onde é responsável pelo Pólo de Formação para Adultos. Em 2001, recebeu a comenda do Infante D. Henrique do Estado português pelo seu trabalho na difusão da cultura e da língua portuguesas.

José Luís Correia 
in CONTACTO, 11/03/2015

quinta-feira, 5 de março de 2015

Editorial no jornal CONTACTO: "As novas invasões bárbaras"

Cristãos perseguidos e massacrados, mulheres espancadas, apedrejadas até à morte ou abatidas à queima-roupa em plena rua por não estarem “devidamente” cobertas ou simplesmente por vestirem um pulóver de cor vermelha, “infiéis” capturados, torturados, degolados, decapitados, imolados vivos dentro de jaulas, crianças escravizadas, utilizadas como escudo humano ou crucificadas e enterradas vivas. E tudo isso vangloriado, propagandeado, em vídeos ignóbeis e abjectos exibidos na internet.

A barbárie do Estado Islâmico parece não ter limites, é aterradora, brutal, bestial (sem ofensa para os animais, parafreaseando Dostoievski). Não tem ideologias nem credo. Não tem! Que ideologia, que religião, em nome de que deus se praticam estas atrocidades inomináveis? Não! Não é religião nem guerra santa, é apenas vontade de propagar o caos e a selvajaria.

As últimas vítimas do ódio jihadista são obras de arte milenares do museu de Mossul, no Iraque. Estelas babilónicas, um touro androcéfalo alado assírio, estátuas do período helenístico, todos destruídos à marretada, com picaretas, maços e martelos pneumáticos. Uma devastação similar à destruição das obras de arte incas, maias e astecas pelos primeiros conquistadores espanhóis no início do século XV. Mais de dois mil livros, pergaminhos, manuscritos e gravuras, alguns com mais mais de 5 mil anos, foram queimados pelos jihadistas, em Janeiro, num dos maiores autos-da-fé de que há memória desde o incêndio da biblioteca de Alexandria.

Foi ali, no Iraque, que brotaram as mais antigas sociedades humanas, que se redigiram os primeiros códigos de lei, que se elevaram do barro as primevas cidades. São os registos da aurora da civilização que estão a ser reduzidos em pó, num esforço (gorado, esperamos!) de os apagar da face da Terra e das páginas da História.

O Estado Islâmico copiou assim os talibãs do Afeganistão, que em 2001 dinamitaram os budas de Bamiyan, que ali se erguiam há 1.500 anos.

Todas estas obras de arte, património de valor inestimável da Humanidade, foram testemunhas da ascensão e queda de impérios e civilizações, viram passar por eles os séculos e alguns deles os milénios, foram, se não admirados, pelo menos, respeitados por exércitos, conquistadores, reis, imperadores e até ditadores para, finalmente, serem demolidos sem glória por hordas ferozes de extremistas cobardes. Cobardes, porque uma obra de arte não devolve o murro, não se sabe defender. Cobardes porque se escondem atrás de uma religião e de um deus para justificarem os seus crimes e a sua pequenez.

 Que ódio é este? Ódio à civilização, ao ser humano? Onde está o Islão tolerante que foi um exemplo civilizacional, intelectual e de coabitação na Idade Média? Que leitura deturpada do Corão leva a actos sórdidos desta índole?

Para o Estado Islâmico todos nós, ocidentais, somos inféis a abater, a exterminar. Como o recordou Steve Duarte, o português que trocou Meispelt, no Luxemburgo, pela Síria, em entrevista à RTP na semana passada. Steve aproveitou para revelar que ele era um dos webmasters que criava as páginas internet e os “gloriosos” vídeos para o Estado Islãmico. Aberrante!

Mas não é só a Europa ou o Ocidente que devem lutar para erradicar este flagelo islâmico, inimigo de toda a Humanidade. Todos os países muçulmanos deveriam empenhar-se mais numa luta sem tréguas contra quem mancha assim a religião de Maomé. Mas quanta conivência, cumplicidade até, da parte de certas organizações e estados muçulmanos, sem falar dos príncipes e emires que financiam, cada vez menos secretamente, os jihadistas! O intuito? Propagar o caos na Europa e no Ocidente. Para quê? Objectivos que nada têm a ver com religião, mas com o desenhar de futuras hegemonias políticas e sobretudo económicas.

Já repararam que a guerra do petróleo entrou numa nova fase, com a exploração em cada vez maior escala do “ouro negro” a partir das jazidas de xisto? Esta é a verdadeira guerra que se trama nas entrelinhas da História e dos jornais. As guerras dos recursos naturais vão marcar o século XXI. A procissão ainda vai no adro, mas já se vislumbra um século tumultuoso.

O conflito que opõe Kiev aos separatistas pró-russos do leste da Ucrânia é uma guerra pelos recursos naturais. Putin, saudosista soviético, sonha com um novo império russo e não admite que o travem na sua “gesta”. Que o diga Boris Nemtsov, conhecido opositor do presidente russo, assassinado na sexta-feira. Mas a UE e os EUA também têm responsabilidades no conflito ucraniano. Podem até agitar-se bandeiras anti-fascistas, pró-democráticas ou pró-europeias, mas são de facto interesses políticos e económicos que germinaram este conflito, que se espera não venha a degenerar em guerra civil ou pior, se propague à UE. Um conflito no qual não há heróis de um lado – Kiev, UE e EUA – e vilões do outro – Donetsk e Moscovo. A UE apoia Kiev para garantir o futuro alargamento da sua influência política a leste e a perenização do fornecimento de gás; Moscovo financia Donetsk para manter o poderio na região e assegurar o acesso ao Mar Negro.

 E face a estas novas invasões bárbaras ante portas, o que faz a União Europeia? Os Estados-membros, em vez de falarem a uma só voz, de se apresentarem como um bloco unido e solidário, estão cada vez mais divididos. Em nome de regras económicas dogmáticas, inventadas à pressa no início dos anos 1990, zangam-se por “tostões”, os “bons alunos” apontam e punem os “maus alunos”, que ameaçam de exclusão do “clube”. Por outro lado, intestinamente, outros questionam a própria União, exacerbando os nacionalismos.

 “Há o risco cada vez maior de ver os guarda-fronteiras que devem defender a Europa contra a barbárie crescente se tornarem eles próprios fascistas”, advertia em Janeiro, em entrevista ao Le Monde, o Prémio Nobel da Literatura húngaro Imre Kertész.

Quo vadis Europa, quo vadis Orbi? Que século XXI nos espera?

José Luís Correia
in CONTACTO, 04/03/2015

sexta-feira, 16 de janeiro de 2015

Comentário a propósito do atentado contra o jornal Charlie Hebdo

Foto: Domingos Oliveira
E agora, fazemos o quê? 

É a pergunta que todos se colocam em França, o que fazer com a união e a mobilização que se criou em torno dos atentados de Paris? As marchas que juntaram quase 4 milhões de pessoas domingo em toda a França apregoaram uma união que, infelizmente, é apenas uma ilusão política e mediática.

Primeiro internacionalmente. Para muitos, a França conseguiu o "tour de force" de juntar numa só manifestação muitos dirigentes do mundo que nada têm em comum, um G50 improvisado. Teria piada, se não fosse grave. Que nível de hipocrisia se atinge quando Benjamin Netanyahu se expõe de braço dado com o presidente do Mali, quando Israel nem tem relações diplomáticas com esse país africano, ou a desfilar ao lado do presidente da autoridade palestiniana, Mahmoud Abbas? Ou o presidente húngaro Viktor Orban, num cortejo pela liberdade de imprensa, ele que tanto a jugula no seu próprio país? Ou que dizer da presença de príncipes árabes, que são próximos, para não dizer cúmplices e financiadores de alguns grupos jihadistas? Obama, que todos criticaram por não ter estado em Paris, é bem capaz de agradecer um dia quem o aconselhou a não participar neste grupo que encabeçava a marcha republicana.

Depois, a desunião é também óbvia internamente, em França. Nos últimos dias multiplicaram-se ataques a lugares de culto judaicos e muçulmanos. Para evitar a habitual amálgama que se fazem neste tipo de ocasiões, relembremos mais uma vez que os muçulmanos não são todos jihadistas e muito menos terroristas.

E que dizer aos jovens muçulmanos que não se solidarizaram com as vítimas assassinadas no jornal Charlie Hebdo porque consideram que há coisas com as quais não se deve brincar? A estes respondo, parafraseando o humorista francês Pierre Desproges: “Pode rir-se de tudo, mas não com toda a gente”.

Ou poderia dizer-lhes que não se trata de uma guerra santa, nem de um choque de religiões ou de civilizações, nem tão pouco de visões do Mundo diferentes. Os jihadistas são, na sua maioria, manipulados por gente sem lei nem grei que invoca Allah e Maomé (em vão) para que os jovens convertidos lutem até à morte pela sua egoista e obscura causa, espalhando o medo, o caos e um clima de terror. O que ganham com isso? Ora aí está a pergunta que ninguém faz e que tem que ser respondida. Talvez a resposta esteja por detrás de quem os financia.

Apesar da farsa que foi o grupo que encabeçava o desfile, a França soube impôr o seu ideal e fez ouvir o seu clamor. Apesar de ferida e de luto – a nação que tantos já vaticinaram ao sucídio por ser um país dividido em comunidades que vivem em paralelo ignorando-se -, teve um sobressalto, lembrou-se que é tricolor e até multicolor. Aos que a quiseram fazer ajoelhar-se, uniu-se e resistiu, ficou de pé, fincou o pé e disse: Não temos medo!

A França ficou ferida, mas também histérica. O Governo francês promete aprovar rapidamente leis mais repressivas (para quem?), e dar mais meios e poder de acção aos serviços de segurança, que até andavam a seguir os irmãos Kouachi, mas deixaram de os considerar perigosos, alegando tratar-se apenas de fumadores de haxixe e de fazerem tráfico de roupa de contrafacção (!). Os franceses nem querem ouvir falar em algo como o “Patriot Act”, lei que surgiu das cinzas do 11 de Setembro, deu plenos poderes aos serviços de segurança americanos e nos mudou a vida a todos. Gritámos pela liberdade de expressão e vão cortar-nos na liberdade de acção? Há já até quem tenha sugerido suspender os Acordos de Schengen.

Se é verdade que os suspeitos de terrorismo têm que ser melhor vigiados, bem como a “livre circulação” para regiões jihadistas, além dos chefes e lugares de culto coniventes com os extremistas, é necessário também fazer mais prevenção. Como, onde? Nas escolas, por exemplo. Um jovem que se sente à margem da sociedade vai procurar outros valores em que se apoiar. É nessa fase, quando está frágil e é manipulável, que é preciso agir e tentar resgatá-lo. É nessa fase que corre o maior perigo de se marginalizar ainda mais, cair na criminalidade ou pior. Foi o que aconteceu com o jihadista português de Meispelt?

O Luxemburgo não está ao abrigo de um ataque terrorista, apesar de o Governo se mostrar tranquilizador.

O terrorismo também se combate a montante da violência, não apenas a jusante.

José Luís Correia
in CONTACTO, 14/01/2015

quarta-feira, 7 de janeiro de 2015

Editorial no CONTACTO: "Todos migrantes, todos iguais"

Os portugueses conquistaram Ceuta há exactamente 600 anos. É considerado um feito, tanto que marca o início dos Descobrimentos Portugueses, que deram a Portugal uma era de glória e um lugar na História. Seis séculos depois, no mesmo local, há novas batalhas a serem travadas, novas ameias a serem abalroadas. De novo, a batalha coloca frente a frente europeus e não-europeus, desta vez não são mouros mas subsaarianos, desta vez não somos nós que queremos lá chegar, são eles a quererem chegar até nós.

Seria apenas uma ironia da História, considerando que nos servimos de África e dos africanos durante séculos e agora não os queremos cá deixar entrar, se não fosse mais grave do que isso, uma verdadeira catástrofe humanitária às portas da Europa.

Há várias imagens que me chocaram em 2014. A primeira é uma foto de um ’green’, não sei se em Ceuta ou em Melilla, onde turistas europeus continuam a jogar golfe impassíveis ao sofrimento de um grupo de africanos pendurados numa cerca de arame farpado de sete metros de altura, mesmo ali ao lado, que separa o enclave espanhol de Marrocos.

A sua entrada na Europa foi impedida, mas ficam ali suspensos na ilusão de que enquanto estão lá em cima a polícia não os pode mandar para trás, para uma vida de guerra e de miséria. Podem ficar ali empoleirados horas ou dias, até que caem de cansaço ou de desidratação e a polícia já só tem de os “colher”.

Assaltam a cerca às centenas, na esperança de que nem a polícia espanhola nem marroquina os consiga apanhar todos. Muitos são espezinhados pela confusão, matraqueados ou mesmo abatidos pelos agentes. Os outros, os que conseguem pular a vedação, munidos de pregos nos ténis para se agarrarem melhor à cerca metálica, e fugir num jogo do gato e do rato à polícia, chegam ao centro de acolhimento para imigrantes e sabem que, a partir dali, a Espanha é obrigada a reconhecê-los como imigrantes ilegais.

Em muitos casos, a Espanha tenta repatriá-los, mas como não existem acordos a este nível entre Madrid e a maioria dos países de onde provêm estes clandestinos, alguns acabam por ter uma autorização de estadia em Espanha, ou seja, na Europa.

A outra imagem que me chocou é a de um cruzeiro no Mediterrâneo com três mil turistas a bordo, que passa ao lado de um cargueiro que transporta malianos e costa-marfinenses. Uns viajam em primeira classe, os outros vão trancados no porão. Como há 500 anos. Os primeiros pagaram dois mil euros para se divertir na costa de África, os segundos pagaram seis mil euros para fugir dela. O mare nostrum não é o mesmo para todos.

Talvez a imagem dos dois navios a cruzarem-se apenas exista na minha imaginação, mas com certeza aconteceu na realidade mais do que uma vez. Os primeiros terão fotos e souvenirs das férias, os segundos vão afogar-se às dezenas – homens, mulheres e crianças –, a apenas alguns quilómetros das costas europeias, quando os passadores abandonarem o navio para fugir da polícia marítima grega ou italiana.

Evitar que esta catástrofe humanitária alastre é o desafio crucial da UE. Por exemplo, lutar contra os passadores, na Turquia ou noutros países, que ganham fortunas; condenar os proprietários dos navios, cúmplices deste tráfico; fazer campanhas de sensibilização e de informação nos países de origem dos imigrantes. Mas a UE fecha-se em copas, em fortaleza, e enxota estes imigrantes como moscas e sonha com uma “imigração escolhida”, à canadiana ou à australiana. Mas nem o Canadá nem a Austrália têm um continente inteiro minado pela miséria e pela guerra, muitas vezes alimentadas por interesses europeus, a irromper-lhes porta dentro.

Face a esta imigração não desejada em época de crise económica profunda, assistimos em muitos países ao avanço da extrema-direita. E a um recuo da tolerância.

Como aquilo a que assisti na página Facebook do CONTACTO e que também me chocou, quando um grupo de albaneses e montenegrinos foi expulso do Luxemburgo no final de Novembro. Alguns leitores mostravam-se indignados com o facto de a polícia ter ido buscar uma aluna albanesa dentro do recinto da escola, para a repatriar. Outros pediam mais expulsões e o fecho das fronteiras. Eu vi até portugueses, que justificam estar há décadas no Luxemburgo, para fazer comentários contra os “novos portugueses”, que “ainda agora chegaram” e “já a sabem toda”, e que “deviam era voltar para Portugal”. Há intolerância mais absurda?

Há várias perguntas às quais não consigo responder: o que nos torna a nós portugueses mais legítimos do que outros para podermos estar no Luxemburgo? Não viemos também nós à procura de uma vida melhor, para escapar à guerra e à miséria, primeiro, e à crise, nos últimos anos? O que torna a emigração do meu pai – que fugiu à guerra, deu “o salto” e atravessou ilegalmente a Espanha a pé, também ele escapando aos “carabineros” – mais legítima do que um africano que tenta pular o arame farpado em Ceuta ou Melilla? Não somos todos migrantes?

Espanta-me que o Luxemburgo – cujo Governo integra um primeiro-ministro com origens francesas, russas e polacas, um ministro da Justiça luso-descendente e onde até o primeiro cidadão do país (presidente do Parlamento) é filho de imigrantes italianos, tendo dois terços da população antepassados estrangeiros –, não saiba tratar de forma mais humana esta questão do repatriamento de ilegais.

Se o problema fosse apenas com os recém-chegados. A ferida é mais profunda e se não for sarada, alastrará. Estrangeiro continua a ser, para muita gente, sinónimo de desconfiança, mesmo num país com 46% de não-nacionais. Ninguém imigra porque quer, mas porque é empurrado a isso. Muitos dizem integração mas pensam assimilação e não entendem que na integração os esforços têm de vir de ambos os lados.

Ao criarmos anticorpos na escola e na sociedade contra os estrangeiros, ilegais ou não, é o nosso próprio futuro que estamos a hipotecar.

Em França, os filhos dos aparentemente bem integrados (assimilados!) imigrantes muçulmanos da primeira geração não se identificam com os valores republicanos, sentem-se marginalizados pelo sistema, e muitos optam pela criminalidade ou, pior, pelas fileiras dos terroristas islâmicos. Tivemos recentemente um caso semelhante no Luxemburgo, com um jovem português de Meispelt que aderiu ao Estado Islâmico. O que o fez converter-se ao Islão e depois radicalizar-se? O sistema escolar, uma integração falhada, sentiu-se incompreendido, deixado à margem?

Podem acusar-me de não falar dos exemplos de sucesso na imigração, há muitos, bem sei, e alguns até conheço pessoalmente. Mas não é por sentirmos orgulho desses que não nos devemos preocupar com os que se sentem deixados de parte.

“Migrantes somos todos”, gritavam os mexicanos clandestinos nos EUA contra os brancos que protestavam contra a legalização de cinco milhões de ilegais decidida por Barack Obama. Recordavam-lhes que até os antepassados deles tinham chegado de outros países, e que a América é primeiro dos nativos americanos. Mas até esses atravessaram o estreito de Bering para ali chegar. Quantas gerações é preciso recuar para sermos considerados legítimos numa terra? “A terra não pertence a ninguém”, acreditam os índios americanos. Talvez essa seja parte da resposta. Porque, afinal, nómadas éramos e continuamos a ser. Todos migrantes, todos iguais.

José Luís Correia, in CONTACTO, 07/01/2015

quinta-feira, 23 de outubro de 2014

Luxemburgo, quo vadis?

Luxemburgo, para onde vais? Que futuro está o actual Governo a desenhar com a sua vontade cega de poupar? Com certeza há muito por onde desbastar, mas o executivo decidiu começar por cortar nos rendimentos das famílias.

 Qual a consequência do fim do subsídio de maternidade e de educação de que beneficiavam até agora as mães? Com certeza mais mulheres nas filas do desemprego. E, por outro lado, mais crianças em lista de espera por um lugar numa creche, quando o problema já é hoje tão grave. Sem falar nas consequências na demografia, quando a pirâmide etária já grita sufocada que precisa de mais jovens para revitalizar um país a envelhecer.

O Governo argumenta que o fim destes subsídios é a favor das mulheres, que visa incentivá-las a não fazerem uma pausa na carreira, a não ficarem dependentes do cônjuge (leia-se nas entrelinhas “e do Estado”), nem a cairem na precariedade, em caso de divórcio! Hã? Que argumento falacioso. As mulheres e homens (que também os há) que têm decidido fazer esta “pausa” de dois anos optaram em consciência para poderem estar com a sua criança nos primeiros anos de vida, os mais sensíveis de um bebé.

Até agora as famílias recebiam um abono pelo pelo primeiro filho (262,48 euros) e à medida que o número de filhos aumentava também os abonos eram maiores. As famílias que no futuro tiverem filhos podem vir a receber menos 773,76 euros por ano para o segundo filho dos que as famílias já com filhos, e o fosso será ainda maior caso a família cresça. É não só nas classes desfavorecidas como nas classes médias que estas medidas se vão ressentir mais, hoje já tão afectadas pela crise.

O Governo liberal–socialista-verde critica tudo o que o CSV fez de errado nos últimos 10 anos, mas não diz que corta precisamente nos subsídios criados nos anos 70 pelos cristãos-sociais (Coincidência?). Não foram conquistas dos socialistas, como seria de esperar, pois também passaram pelo poder nessa altura, já com o DP. Mas o liberalismo do DP acaba sempre por sobrepôr-se aos valores de esquerda, não é, caro LSAP? E que dizer da conivência silenciosa dos Verdes face a estas medidas, eles que sempre se reivindicaram da esquerda? A não ser que o LSAP e os Verdes sejam apenas uma “esquerda caviar”, como aquela que vive o seu apogeu hoje em França. Lá se vão direitos duramente adquiridos e os “sem-dentes” que se lixem, são danos colaterais de uma política pseudo-visionária de um “Plano do Futuro”, como o baptizou Bettel. O corte destes dois subsídios visa poupar 75 milhões de euros. É o nosso futuro vendido ao desbarato.

O Governo diz querer lutar contra os preços altos do imobiliário, ao aumentar o IVA de 3% para 17% para quem comprar casa para habitação secundária ou para arrendar a terceiros. A eficácia da medida é questionável. Será que não vai antes desincentivar os investidores a não criarem mais alojamentos, o que fará subir ainda mais os preços? Seria preferível que o Estado criasse massivamente habitações, para que a oferta se tornasse maior do que a procura. Bettel anunciou querer criar 10 mil novos alojamentos. Parece uma medida grandiosa. Mas o que não disse foi onde e como o vai fazer. E, sobretudo, em quanto tempo? Em dois, três ou quatro anos? Sabendo que são construídos cerca de 3 mil alojamentos por ano no Luxemburgo, quando as necessidades são o dobro, se forem construídos 10 mil alojamentos até ao fim da legislatura em 2018, vai construir-se até menos do que até aqui! Será que é tudo apenas cosmética e política de boas intenções?

Todos sabem como mudar a situação, falta vontade política. Porque razão há tantos apartamentos e casas a acolherem empresas quando deviam ser habitações? Porque a lei o permite. E porque não se muda a lei? Talvez porque uma casa arrendada a uma empresa renda mais do que alugada a um privado, e alterar o estado das coisas iria mexer no bolso de demasiada gente. E, já agora, porque não fiscalizar as construtoras a quem o Governo adjudica obras e que para não empregarem mais mão-de-obra e para “travarem” o ritmo das construções, trabalham uns dias numa obra e outros dias noutra?

O DP tem neste dossier a sua grande oportunidade de mostrar como faz a diferença face ao fracasso do CSV, que deixou durante anos o ministro da Agricultura e da Habitação acumular as duas pastas. Como grande amigo dos proprietários das terras, este último nunca se esforçou em convencê-los a ceder terrenos para habitação às comunas. E as comunas, em vez de cumprirem o Pacto Habitação, fintavam os seus deveres. Nunca nenhuma comuna foi penalizada. Então para que serve este pacto?

O anterior Governo desculpava-se que as autarquias são autónomas em certos pelouros, como na habitação e na educação primária (por isso muitas não cedem salas para as aulas na língua materna, como o Ministério da Educação diz promover), e que não podem impôr nada às comunas nessas matérias, direito que vem consagrado na Constituição. Ora, se estas são realmente prioridades do Governo, altere-se a Constituição. Já foi alterada por menos que isso.

Bettel anunciou ainda uma nova contribuição, de 0,5% sobre todos os rendimentos, e para fazer engolir a pílula, acrescentou que o dinheiro vai servir para construir as tais creches, que vão faltar. Essas creches vão ser gratuitas e as crianças vão aprender línguas (luxemburguês para as estrangeiras, por ex.), o que as preparará melhor para a escola. Mas de que gratuitidade fala Bettel? As despesas que os pais tinham com as creches já eram pagas, quase na totalidade, pelos cheques-serviço. Além disso, não é em todas as creches que as crianças podem aprender a falar luxemburguês, vai então passar a ser obrigatório haver pessoal nas creches que fale a língua nacional?

Bettel diz que todos têm de pagar a factura da dívida pública. Até os funcionários públicos! A sério? Bettel prevê retirar-lhes dois privilégios: o de gozarem o salário durante mais três meses após irem para a reforma e a gratuitidade do estacionamento no local de trabalho. Hã? As medidas são tão frouxas que até o habitualmente exaltado sindicato da Função Pública (CGFP) as criticou baixinho. E que tal tabelar os salários da Função Pública aos do sector privado, para que o funcionalismo não seja o apregado “último baluarte” (dixit CGFP) dos trabalhadores luxemburgueses? Ou flexibilizar os contratos (e os despedimentos) na FP e não só no sector privado, como preconiza o ministro do Trabalho? Isto vindo de um ministro socialista, recorde-se. Qual esquerda?

Acho que com tudo isto fica bem claro qual o paradigma social do Governo para os anos que aí vêm.

José Luís Correia
in CONTACTO, 22/10/2014